Burkina Faso revendique des gains de sécurité et l’autosuffisance alimentaire sous Ibrahim Traoré

Le gouvernement du Burkina Faso affiche des résultats concrets en matière de sécurité et d’agriculture pour 2026, selon le président Ibrahim Traoré : l’opération Lalmassga (surnommée « Ice Wall ») aurait permis la reprise de dizaines de localités, des milliers de déplacés internes auraient pu regagner leurs foyers et l’État revendique l’autosuffisance alimentaire en 2025 grâce à des mesures ciblées de production agricole.

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Dans son allocution de la Saint‑Sylvestre, prononcée le 31 décembre, le chef de l’État a attribué ces avancées aux forces armées et aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Le discours citait explicitement des secteurs où des opérations de reprise territoriale auraient eu lieu, notamment des zones du bassin du Nakambé à proximité du barrage de Kompienga, des secteurs de Gulmu et des périphéries de Djibo et Toulfé.

Selon les annonces officielles, la reconquête de ces territoires a permis le retour de milliers de personnes déplacées internes. L’administration indique que des dispositifs d’accompagnement ont été mis en place pour faciliter la reprise des activités agricoles et la remise en service d’infrastructures locales récemment construites.

Programmes prioritaires et chantiers 2026

L’agriculture a été présentée comme la pierre angulaire de la stratégie économique : l’exécutif affirme que le pays a atteint l’autosuffisance alimentaire en 2025. Les mesures invoquées pour expliquer ce résultat incluent une distribution améliorée de semences, la mécanisation accrue, des subventions ciblées et des campagnes coordonnées de production. Les autorités annoncent que la sécurisation des récoltes et la transition d’une logique d’urgence vers une approche structurelle de la sécurité alimentaire demeurent des objectifs centraux.

Pour 2026, le gouvernement a détaillé plusieurs chantiers agronomiques et hydrauliques : extension de l’aménagement foncier, développement de systèmes de retenue d’eau, promotion de l’aquaculture et production de cultures fourragères. Ces initiatives sont présentées comme des leviers pour stabiliser l’approvisionnement alimentaire et soutenir les revenus ruraux.

Au-delà du secteur agricole, l’allocution a abordé la volonté de renforcer le contrôle étatique sur les ressources minières, d’élargir l’offre de formation technique et professionnelle, et d’améliorer les infrastructures sanitaires. Des réformes d’aménagement urbain ont également été évoquées, comprenant la mise en place de brigades routières pour accélérer les travaux et une politique d’urbanisation visant une densité accrue des villes.

Sur le plan international, la ligne retenue est celle d’un partenariat sélectif : l’État affirme qu’il traitera avec des partenaires qui respectent son indépendance et refuse les conditions perçues comme susceptibles d’induire un contrôle externe des choix de gouvernance. Le propos s’inscrit dans un mouvement régional où plusieurs États sahéliens redéfinissent leurs relations avec des partenaires traditionnels.

La prise de position officielle survient alors que des voix critiques persistent, dénonçant des restrictions sur les libertés politiques et s’interrogeant sur la durabilité d’un modèle dirigé par la junte ; à l’inverse, des partisans estiment que stabiliser la sécurité et bâtir l’autonomie économique doivent précéder l’organisation de calendriers électoraux. L’allocution présidentielle a été prononcée le 31 décembre

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