Bénin : voici l’organisation de l’intérim des ministres élus comme députés
Après l’élection de certains membres du gouvernement à l’Assemblée nationale, l’exécutif béninois a procédé à une réorganisation interne pour assurer la continuité de l’action publique. Deux ministres assureront désormais l’intérim de portefeuilles stratégiques.

SOMMAIRE
Après l’installation des députés de la 10ᵉ législature de l’Assemblée nationale du Bénin, certains ministres élus parlementaires doivent désormais se conformer aux textes en vigueur. Pour éviter toute rupture dans la gestion des affaires publiques, le gouvernement a décidé ce mercredi en conseil des ministres que :
Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, assurera l’intérim du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, précédemment dirigé par Eléonore Yayi Ladekan ;
Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, prendra en charge le portefeuille du Tourisme, de la Culture et des Arts, jusque-là conduit par Jean-Michel Abimbola.
Le principe légal du non-cumul
Cette situation trouve son fondement dans la législation béninoise. Le Code électoral en vigueur consacre le principe du non-cumul des fonctions exécutives et parlementaires. Donc, un membre du gouvernement élu député doit obligatoirement opter pour l’une des deux fonctions. Il ne peut exercer simultanément un mandat parlementaire et des responsabilités ministérielles.
Ce principe vise à garantir la séparation des pouvoirs et à éviter toute concentration excessive des fonctions publiques.
Pas de remaniement en vue
Toutefois, face à la presse, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, avait affirmé qu’un remaniement n’était pas envisagé à court terme. Selon lui, il ne serait pas opportun de bouleverser l’équipe exécutive à l’approche de l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Cette position laisse entendre que la gestion par intérim pourrait se poursuivre jusqu’aux prochaines échéances politiques.

Commentaires