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Bénin : Ouassangari conteste le maintien de Houndété comme président par intérim des Démocrates

La nomination de Nourénou Atchadé à la tête du parti d’opposition Les Démocrates, annoncée lors du Conseil national ordinaire du dimanche 22 mars 2026, divise les cadres et militants de la formation. Interrogé mardi 24 mars par Africaho, l’ancien député Kamel Ouassangari a défendu la procédure retenue et estimé qu’elle respecte les règles internes du parti.

POLITIQUE
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Kamel Ouassagari
Kamel Ouassagari, Juriste, membre du parti "Les Démocrates". @BWTV
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Pour lui, l’organe compétent s’est prononcé dans le respect des textes, de sorte qu’il n’existerait aucune incertitude quant à la légalité de la décision. Il a ainsi rejeté la contestation exprimée par Éric Houndété, qui continue de se présenter comme président par intérim.

Ouassangari a expliqué les dispositions statutaires encadrant la succession : suite à la démission du président, un délai de trois mois est prévu pour élire un remplaçant, sans qu’une date déterminée doive obligatoirement être fixée dans cet intervalle. L’élection peut intervenir à tout moment pendant cette période, y compris lors d’un Conseil national ordinaire.

Il a par ailleurs insisté sur la différence de fonctionnement entre les deux types de réunions : le Conseil national ordinaire se tient une fois par an et offre aux délégués la possibilité de modifier l’ordre du jour et de prendre des décisions souveraines, tandis que le Conseil national extraordinaire peut être réuni plusieurs fois mais selon un ordre du jour préétabli.

Interprétations opposées du déroulement de la séance

Selon Ouassangari, les participants ont utilisé la prérogative des sessions ordinaires pour inscrire la question de la succession à l’ordre du jour et procéder à la désignation de Nourénou Atchadé. Il affirme que, lors de la séance, Éric Houndété se serait retiré alors qu’il n’avait plus la majorité nécessaire pour influencer les décisions, ce qui conférerait à Atchadé la légitimité pour succéder à Thomas Boni Yayi.

De son côté, Éric Houndété a maintenu son récit dans une intervention diffusée par Matin Libre TV : il assure avoir convoqué et présidé la réunion avant de la lever à la suite de perturbations, considérant que toute décision adoptée après cette interruption ne saurait être valable et réclamant la tenue d’une session extraordinaire pour trancher la question

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