Antonio Guterres alerte sur un risque d’effondrement financier de l’ONU et demande aux États membres d’honorer leurs paiements

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé vendredi un avertissement formel à l’ensemble des États membres: l’organisation fait face à un «effondrement financier imminent», selon un courrier consulté par l’AFP. Dans ce message, il demande aux pays de s’acquitter intégralement et dans les délais de leurs contributions, ou, à défaut, d’entamer une révision approfondie des règles financières qui gouvernent le fonctionnement de l’institution.

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Cette mise en garde intervient alors que l’Organisation des Nations unies dépend largement des cotisations de ses membres pour financer ses activités permanentes et ses opérations sur le terrain. Les recettes irrégulières ou tardives affectent la trésorerie et peuvent contraindre les services centraux à réduire certains paiements ou à réaffecter des ressources entre budgets, créant des tensions opérationnelles.

Le courrier de M. Guterres, adressé aux capitales, souligne la nécessité d’une réaction collective et rapide pour préserver la capacité de l’ONU à remplir ses mandats. Il rappelle aussi la possibilité d’engager une remise à plat des mécanismes financiers de l’organisation si les retards persistent, une option qui impliquerait des modifications des procédures de paiement et de gestion budgétaire.

Contexte budgétaire et enjeux opérationnels

Le financement des Nations unies repose principalement sur des contributions évaluées et volontaires versées par les États membres. Les contributions évaluées servent au budget régulier et aux opérations de maintien de la paix, tandis que des fonds supplémentaires peuvent être apportés pour des programmes spécifiques. Le calendrier des versements est établi chaque année, mais des retards récurrents peuvent compromettre la capacité de l’ONU à honorer ses engagements financiers envers ses personnels, ses fournisseurs et ses missions.

Sur le plan opérationnel, des tensions de trésorerie peuvent affecter la planification des missions, le paiement des contingents nationaux et la continuité des programmes humanitaires et de développement. Les services de l’ONU doivent parfois compenser les déficits temporaires par des emprunts internes, des reports ou des coupes dans certaines dépenses non prioritaires, des dispositifs qui ne sont pas soutenables à long terme.

La proposition de revoir en profondeur les règles financières vise à clarifier les obligations des États, à renforcer les mécanismes de recouvrement et à moderniser les procédures comptables et budgétaires. Une telle refonte nécessiterait des débats au sein des organes décisionnels de l’ONU, ainsi que l’accord des États membres pour modifier des textes et pratiques établis.

Plusieurs capitales sont susceptibles d’être sollicités pour expliquer leurs arriérés ou pour s’engager à un calendrier de paiement. Le secrétariat, de son côté, peut être amené à fournir des rapports détaillés sur l’état de la trésorerie et les scénarios de gestion en cas de poursuite des retards

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