Alain Souchon : la Bretagne l’a conquis comme François Pinault et Jane Birkin

20 février 2026 — Ce soir-là, à la Salle Pleyel à Paris, Alain Souchon interprète ses mélodies mélancoliques et ses textes ciselés devant un public fidèle, déployant des titres comme Foule sentimentale. Mais derrière l’artiste parisien se dessine un attachement de longue date à la Bretagne, région qu’il présente comme un refuge intime et une source d’inspiration permanente.

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Alain Souchon : comme François Pinault et Jane Birkin, la Bretagne, ça le gagne
Olivier Borde - Bertrand Rindoff/Bestimage
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Dans plusieurs entretiens, Souchon a rappelé que son histoire avec la Bretagne remonte à l’enfance : « Je vais en Bretagne depuis que je suis tout petit », confiait-il à Version Femina. Avec ses parents, il passait ses étés à louer des maisons à Saint-Cast, Quimperlé ou Vannes, des séjours façonnés par les embruns, les jeux sur la plage et la lumière changeante du littoral. Ces vacances familiales ont laissé des souvenirs durables : « J’y ai plein de souvenirs d’enfance » et, selon lui, « La Bretagne, c’est le pays où on est heureux ».

Adulte et reconnu dans la chanson française, Alain Souchon a concrétisé cet attachement en achetant avec son épouse Françoise une maison à La Trinité-sur-Mer, dans le Morbihan, acquisition qu’il attribue aux revenus d’une tournée réalisée il y a une vingtaine d’années. La demeure, décrite comme modeste et chaleureuse, est située à une proximité rare de la mer — « Nous sommes à 20 mètres de la mer et, en même temps, à l’écart du sentier des douaniers, nous sommes au calme. Nous avons une grande cheminée » — et offre un point d’ancrage dans la baie de Quiberon où il se rend environ trois fois par an.

Un refuge personnel et une source d’inspiration

Pour Souchon, la Bretagne n’est pas seulement un lieu de villégiature : elle alimente sa création. Il décrit la région comme « un endroit puissant physiquement, avec des rochers, une mer forte, des landes et, en même temps, c’est très spirituel, très évaporé, c’est plein de fées partout ». À proximité de La Trinité-sur-Mer, vers Quiberon, vit aussi son compagnon de route artistique, Laurent Voulzy. Les deux hommes y ont composé ensemble plusieurs chansons et y ont passé de longues périodes de travail : « Mon copain Laurent Voulzy a une maison vers Quiberon, on y a fait de nombreuses chansons. Ça nous inspire beaucoup. J’aime bien m’isoler avec lui deux mois, on finit de travailler vers 3 h du matin et on part se promener pour parler de notre travail », raconte Souchon.

La préférence de personnalités pour la Bretagne est ancienne : la région a accueilli des figures comme François Pinault, propriétaire de la villa Greystones à Dinard, ou Jane Birkin, qui avait choisi le nord-Finistère face à l’Aber Benoît pour ses dernières années. Ces exemples illustrent la capacité du littoral breton à offrir un retrait propice à la création et à la recherche de tranquillité.

Aux attaches bretonnes s’ajoutent d’autres domiciles. À Paris, Alain Souchon vit depuis près de cinquante ans dans un appartement situé dans le quartier Montparnasse, d’environ deux cents mètres carrés, décoré sobrement et riche d’une bibliothèque où figurent Baudelaire, Musset ou Vigny. C’est là que ses fils, Pierre et Charles (connu sous le nom d’Ours), ont grandi.

Il fréquente également le Loir-et-Cher, près d’Ouchamps, petite commune où il mène des activités simples et bucoliques : observer les fourmis, faire de la mobylette, ou marcher entre Ouchamps et Cheverny. À plus de quatre-vingts ans — 81 ans passés selon ses déclarations —, il continue de fréquenter les plages bretonnes, se baigne souvent tôt le matin et dit : « J’adore la mer en Bretagne, il ne faut pas l’embêter, elle est capricieuse ». À chaque retour, il arpente les rivages, contemple les marées et se laisse porter par cette énergie brute.

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