Afrique du Sud : un lieutenant-général de police arrêté pour viol présumé
La police sud-africaine a interpellé un officier de rang lieutenant-général dans deux dossiers distincts d’infractions sexuelles présumées. Le haut gradé doit comparaître mardi à Randburg.

Un lieutenant-général de 59 ans de la police sud-africaine a été arrêté lundi 21 septembre dans deux dossiers d’infractions sexuelles présumées. Il est visé par une accusation de viol concernant une femme de 18 ans à Sandton et par des faits de « sexual grooming » impliquant une adolescente de 16 ans.
Selon le South African Police Service (SAPS), le viol présumé aurait eu lieu dans un hôtel de Sandton en mai, tandis que les faits concernant l’adolescente se seraient déroulés entre juillet et août. L’officier a été interpellé par la Commissions Recommendations Task Team (CRTT) et doit comparaître mardi 22 septembre devant le tribunal de première instance de Randburg. Son identité n’a pas été rendue publique.
La commissaire nationale par intérim, la lieutenant-générale Puleng Dimpane, a salué l’arrestation et insisté sur la responsabilité particulière des policiers dans la protection des femmes et des enfants. Elle a rappelé que le rang, la fonction ou l’ancienneté ne peuvent soustraire un membre de la police à une enquête lorsqu’il fait l’objet d’allégations criminelles crédibles.
Le SAPS affirme que les soupçons visant ses propres agents doivent être traités selon les mêmes exigences que les autres affaires de violences basées sur le genre. L’institution assure qu’elle ne protégera pas un membre confronté à des accusations graves en raison de son grade, tout en soulignant le respect de la procédure et de l’indépendance de la justice.
Cette arrestation intervient dans un contexte de forte attention publique sur les violences faites aux femmes en Afrique du Sud. Dans le Gauteng, la police enquête séparément sur la mort de neuf femmes retrouvées dans plusieurs secteurs de l’Ekurhuleni. Aucun élément publié par le SAPS ne relie ces meurtres au lieutenant-général arrêté lundi.
Les accusations visant le haut gradé n’ont pas encore été examinées au fond par un tribunal. Il bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice.



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