Port de Cotonou : le recours de SOPEF ET FILS rejeté par l’ARMP
L’ARMP a rejeté le recours de SOPEF ET FILS contre son exclusion d’un marché informatique du Port autonome de Cotonou, malgré une offre inférieure de 63,39 millions FCFA HT au montant de l’attribution provisoire.

Une offre de SOPEF ET FILS, inférieure de 63,39 millions FCFA hors taxes au montant retenu pour l’attribution provisoire, reste écartée d’un marché informatique du Port autonome de Cotonou. L’ARMP a rejeté le recours de l’entreprise et ordonné la poursuite de la procédure.
La décision n°2026-088, rendue le 14 août 2026 et publiée par l’Autorité de régulation des marchés publics le 17 septembre, concerne l’acquisition, le déploiement et la migration vers la dernière version stable des outils de JD Edwards 9.2.
Le Port autonome de Cotonou avait lancé l’appel d’offres national n°005/2026/PAC/DG/DMP/SPMP/DPMP/SAP le 31 mars 2026. SOPEF ET FILS a déposé le 5 juin une offre de 522,5 millions FCFA hors taxes, soit 616,55 millions FCFA toutes taxes comprises.
Le procès-verbal d’attribution provisoire retient le groupement CONSULTECH/BWORKSHOP pour un montant corrigé de 585,8898 millions FCFA hors taxes, soit 691,349964 millions FCFA TTC, avec un délai d’exécution de douze mois. L’écart entre les deux montants hors taxes atteint 63,3898 millions FCFA.
SOPEF ET FILS a été informée du rejet de son offre le 31 juillet. Le Port lui reprochait d’avoir fourni une autorisation de l’éditeur qui n’était pas rédigée en français et qui n’était pas accompagnée de l’autorisation du distributeur agréé conforme au modèle prévu dans le dossier d’appel d’offres.
L’entreprise a introduit un recours gracieux le 3 août. Le Port autonome de Cotonou l’a rejeté le lendemain. SOPEF ET FILS a alors saisi l’ARMP le 6 août, en soutenant notamment que son offre était économiquement plus avantageuse et que les pièces contestées pouvaient faire l’objet d’une clarification.
La Commission de règlement des différends a déclaré le recours recevable mais mal fondé. Elle a estimé que l’autorisation exigée constituait une pièce de qualification obligatoire et que sa non-conformité entraînait l’élimination de l’offre. Selon l’ARMP, admettre cette pièce en l’état aurait porté atteinte au principe d’égalité de traitement des candidats.
L’ARMP a en conséquence maintenu le rejet de SOPEF ET FILS et ordonné la poursuite de la procédure de passation. Le marché reste, à ce stade, attribué provisoirement au groupement CONSULTECH/BWORKSHOP pour 585,8898 millions FCFA hors taxes.



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