Affaire présence de troupe française au Bénin: 2 ans de prison requis contre Damien Dégbé
Le parquet spécial près de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis, le mardi 27 janvier 2026, une peine de deux ans de prison ferme assortie d’une amende de 10 millions de francs CFA à l’encontre de l’activiste Damien Dégbé, poursuivi pour des faits de harcèlement numérique et d’incitation à la violence et à la rébellion.

Ancien président de l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (UNSEB), M. Dégbé comparaissait devant les juges dans le cadre d’un dossier ouvert à la suite de son interpellation par la Police républicaine en octobre 2025, qui avait conduit à sa détention préventive avant son renvoi devant la CRIET.
Les charges retenues à son encontre se rapportent à l’organisation de manifestations d’élèves du CEG Akpakpa Centre, auxquelles plusieurs mineurs auraient participé, pour protester contre une supposée présence de militaires français au Bénin.
Des publications attribuées à M. Dégbé, parues dans le journal La Flamme du Parti communiste du Bénin (PCB), ont également été évoquées dans le dossier. Devant la Cour, le prévenu a affirmé être journaliste et n’a pas nié les faits mis en cause. Sa défense a été assurée par Me Aboubacar Baparapé.
Représentant le ministère public, la cinquième substitut du procureur spécial a demandé à la Cour de retenir Dégbé dans les liens de prévention pour harcèlement par voie numérique et incitation à la violence et à la rébellion. En conséquence, le parquet a formulé sa réquisition de peine, en attendant le verdict du procès, fixé au mardi 3 mars 2026.

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