Zimbabwe : la belle-fille du président Emmerson Mnangagwa maintenue en détention pour trafic de drogue

Poursuivie pour un blanchiment de plus de neuf millions de dollars lié aux stupéfiants, l'épouse de Collins Mnangagwa reste sous les verrous à Harare.

ECONOMIE
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Zimbabwe : la belle-fille du président Emmerson Mnangagwa maintenue en détention pour trafic de drogue
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La justice zimbabwéenne a rejeté la demande de mise en liberté sous caution déposée par Kelsea Tadiwa Tafirenyika, âgée de 22 ans et identifiée comme la seconde épouse de Collins Mnangagwa, l’un des fils du chef de l’État Emmerson Mnangagwa. Le tribunal de première instance de Harare a ordonné son maintien en détention provisoire dans l’attente de son procès pénal.

Pour motiver son refus d’accorder une caution, le magistrat régional Francis Mapfumo a formellement retenu le risque élevé de fuite de la prévenue. Le juge a souligné que la jeune femme possède des ressources financières particulièrement confortables, lui permettant d’échapper à la justice en s’installant durablement hors des frontières nationales.

Kelsea Tafirenyika fait face à de lourdes poursuites pour blanchiment de capitaux portant sur une somme excédant neuf millions de dollars américains, associées à des chefs d’accusation de trafic de stupéfiants. D’après l’acte d’accusation du parquet, l’ensemble des avoirs colossaux amassés par la prévenue provient directement de filières illicites d’approvisionnement en drogues.

Les officiers de police ciblent un vaste patrimoine comprenant plus d’une dizaine de biens immobiliers de standing ainsi qu’une flotte de véhicules de luxe. Les investigations portent notamment sur des résidences acquises en Afrique du Sud et aux Émirats arabes unis, à Dubaï, conduisant les autorités judiciaires de Harare à requérir l’assistance internationale d’Interpol pour tracer ces actifs.

Des saisies de stupéfiants et une ligne de défense contestée

L’accusée avait été appréhendée au début du mois d’août en possession de plusieurs centaines d’ampoules de péthidine et de morphine, accompagnées de quantités notables de cannabis. Devant les enquêteurs, elle rejette l’intégralité des charges, affirmant que son patrimoine est constitué de cadeaux offerts par son mari et soutenant que la fausse carte d’identité au nom de Gertrude Badza a été générée par une intelligence artificielle.

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