Afrique du Sud : violents affrontements à Durban après l’attaque d’un campement de réfugiés par des militants anti-immigration
Des heurts ont éclaté devant des locaux officiels à Durban entre des manifestants anti-immigration et des réfugiés étrangers installés dans un camp de fortune. Les forces de l'ordre sont intervenues pour séparer les deux groupes après plusieurs blessés.

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Des heurts violents ont éclaté le 3 septembre 2026 à Durban, dans l’est de l’Afrique du Sud, lorsque des membres du collectif anti-immigration « March and March » ont pris pour cible un campement de réfugiés et d’étrangers. Le rassemblement de tentes de fortune était établi dans la rue Che Guevara, juste devant les locaux du ministère sud-africain de l’Intérieur.
Ce site abrite plusieurs centaines de ressortissants étrangers, composés en grande majorité de citoyens congolais disposant de documents de séjour en règle. Ces familles y ont trouvé refuge depuis plus de trois mois, après avoir fui précipitamment leurs quartiers et leurs domiciles respectifs face à la recrudescence des menaces et des violences xénophobes.
Présentée par les militants de « March and March » comme une opération de « nettoyage », l’action a rapidement dégénéré en confrontation directe. Les assaillants ont tenté d’expulser les occupants par la force, tout en s’en prenant à leurs abris précaires pour tenter de confisquer et d’évacuer leurs effets personnels.
Les affrontements qui ont suivi ont fait plusieurs blessés parmi les protagonistes. Face à l’escalade, la police sud-africaine a déployé des tirs de balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes pour disperser la foule. Un ressortissant étranger a été interpellé par les forces de l’ordre, soupçonné d’avoir lancé une pierre ayant atteint un policier.
Indignation des défenseurs des droits humains
Les organisations de défense des droits humains ont vivement fustigé la gestion de cette crise par les autorités locales et nationales. Le collectif Siyafana Sonke Action Campaign a notamment dénoncé l’inaction et la passivité prolongée des services de l’État, réclamant l’attribution immédiate d’hébergements d’urgence sécurisés ainsi qu’une protection pérenne pour l’ensemble des réfugiés ciblés.



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