Yannick Noah quitte les Enfoirés en critiquant un ‘palace de milliardaires’

Yannick Noah, icône du tennis et de la chanson, a quitté la troupe des Enfoirés et a publiquement dénoncé ce qu’il qualifie d’hypocrisie autour des conditions d’hébergement de certains artistes lors des tournées des Restos du cœur, citant notamment un logement dans un palace à La Baule.

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Fâché avec Les Enfoirés, Yannick Noah claque la porte et balance : “Un palace de milliardaires”
Fâché avec Les Enfoirés, Yannick Noah claque la porte et balance : “Un palace de milliardaires”
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Ancien champion de tennis, Yannick Noah s’est fait connaître dès les années 1970 en remportant le championnat de France des cadets, avant d’entrer dans le Top 10 mondial en 1982 et de s’imposer l’année suivante en finale de Roland-Garros contre Mats Wilander. Il reste, à ce jour, le seul Français à avoir remporté un Grand Chelem en simple messieurs depuis l’ère Open. Après sa carrière sportive, il s’est tourné vers la musique où il a connu un succès notable avec des titres tels que Saga Africa, Simon Papa Tara ou Aux arbres citoyens.

Les Restos du cœur, créés en 1985 par Coluche, visent à fournir des repas et une aide aux personnes démunies. Le collectif d’artistes connu sous le nom des Enfoirés rassemble chaque année chanteurs, acteurs et humoristes autour de concerts et d’opérations de soutien aux Restos. L’hymne du mouvement, La Chanson des Restos, a été composé et popularisé par Jean-Jacques Goldman, qui a longtemps été considéré comme le leader artistique du groupe avant de se retirer en 2016. En 2026, la troupe compte plus d’une cinquantaine d’artistes selon les éléments disponibles.

Conflit sur le logement de luxe et départ de Yannick Noah

Yannick Noah a participé aux Enfoirés de façon intermittente entre 1993 et 2012, puis a décidé de quitter définitivement la troupe en invoquant des divergences d’idéaux et de mode de vie avec d’autres membres. Le différend le plus médiatisé remonte à 2007, lorsque des hébergements jugés trop luxueux ont suscité son mécontentement.

À cette occasion, certains artistes avaient été logés à l’hôtel Royal Thalasso à La Baule, un établissement quatre étoiles appartenant au groupe Barrière. Le Parisien avait alors évoqué un tarif moyen d’environ 200 € la nuit pour une chambre simple dans cet hôtel, information reprise dans plusieurs comptes rendus médiatiques de l’époque.

Interrogé sur le sujet, Yannick Noah avait exprimé son refus de profiter de la situation en ces termes : “Je viens chanter bénévolement pour les Restos du cœur, je ne vais tout de même pas en profiter pour me faire héberger dans un palace de milliardaires.” Ces propos, rapportés par Le Parisien, illustrent le désaccord de l’artiste sur la cohérence entre l’objet caritatif de l’opération et le confort de certains hébergements offerts aux participants.

Le départ de Noah et ses critiques publiques ont alimenté des débats sur l’image et les pratiques de la troupe, mais aussi sur la manière dont s’articulent logistique et principe philanthropique lors des grandes opérations artistiques au profit d’associations caritatives.

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