Un tanker touché par trois «projectiles inconnus» dans le détroit d’Ormuz

Selon l'agence maritime britannique UKMTO, l'incident survenu au large de Khasab, à Oman, n'a fait ni victime ni pollution. Il intervient au lendemain d'un échange de frappes entre les États-Unis et l'Iran, sur fond de tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz.

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Un pétrolier a été touché mardi 1er septembre 2026 par trois projectiles non identifiés alors qu’il achevait de franchir le détroit d’Ormuz dans le sens de la sortie, a annoncé l’agence maritime britannique UKMTO (UK Maritime Trade Operations). L’incident s’est produit à 17 milles nautiques, soit environ 31 kilomètres, à l’est de Khasab, à Oman. Aucune victime ni conséquence environnementale n’a été signalée, précise l’organisme.

L’UKMTO n’a donné aucune précision sur l’origine des projectiles, le pavillon du navire touché ou la nature de sa cargaison. L’annonce a immédiatement pesé sur les marchés : le baril de brut léger américain (WTI) a grimpé d’environ 3,22 %, à 85,44 dollars, selon des cours de marché relayés par Reuters, tandis que le Brent, référence internationale, se maintenait au-dessus de 90 dollars.

L’incident intervient au lendemain d’une nouvelle flambée de violence entre les États-Unis et l’Iran, après plusieurs semaines d’accalmie relative. Dans la nuit du 30 au 31 août, les forces américaines ont frappé deux lance-roquettes iraniens sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz. Le commandement central américain (CENTCOM) a présenté cette opération comme une «action limitée et précise» destinée à «empêcher les forces iraniennes de poser des mines» dans la voie maritime. L’agence iranienne Fars a fait état de soldats «tués et blessés», sans donner de bilan chiffré.

En représailles, l’Iran a tiré tôt le 1er septembre des missiles balistiques et des drones contre les bases de King Hussein et d’Al Azraq, en Jordanie, ainsi que contre la base aérienne d’Al Minhad, aux Émirats arabes unis. L’armée jordanienne a indiqué avoir intercepté huit missiles «avant qu’ils ne représentent une menace pour les populations ou les biens». Le ministère émirati de la Défense a démenti que la base d’Al Minhad ait été touchée, précisant que ses forces aériennes avaient réagi à un drone repéré au-dessus de ses eaux territoriales.

Un conflit entré dans son septième mois

Le conflit entre Washington et Téhéran a été déclenché le 28 février 2026 par une série de frappes américano-israéliennes contre des sites militaires et nucléaires iraniens. Plus de six mois plus tard, il reste sans issue négociée : les discussions entre les deux pays sur la réouverture pleine et entière du détroit d’Ormuz sont dans l’impasse, chaque partie ayant rejeté les propositions de l’autre, selon la chaîne américaine NBC News. L’échange de frappes des 30 et 31 août constitue le premier depuis fin juillet.

Le corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) a pour sa part revendiqué avoir «infligé de lourds dégâts» aux installations visées en Jordanie et aux Émirats arabes unis. CENTCOM a rejeté cette version et affirmé que ses propres frappes visaient à protéger «les marins civils, le transport commercial et la libre circulation du commerce mondial».

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