Tunisie : à Gabès, la mobilisation antipollution reste active après le revers judiciaire de février
Rejetée en référé le 26 février 2026, la demande d’arrêt immédiat des unités polluantes du Groupe chimique tunisien n’a pas mis fin aux appels à manifester. Le dossier reste ouvert entre pression citoyenne, financement de dépollution et annonces présidentielles.


La contestation contre la pollution industrielle se poursuit à Gabès, dans le sud-est de la Tunisie, plusieurs mois après le rejet par le tribunal de première instance d’une demande d’arrêt immédiat des unités polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT), alors que le dossier est revenu au premier plan au cours de l’été.
Le 26 février 2026, la justice a rejeté en référé la requête portée par l’ordre régional des avocats de Gabès. La procédure visait l’arrêt des unités accusées de pollution, mais cette décision n’a pas tranché au fond la question de l’impact environnemental du complexe.
Début juin, le collectif Stop Pollution a appelé à de nouveaux rassemblements à Gabès et à Tunis pour dénoncer la crise écologique locale et le jugement de février. Le mouvement, actif depuis 2012, continue de présenter ce dossier comme un enjeu de santé et de dignité pour les habitants.
Le dossier a aussi une dimension industrielle et financière. Fin janvier 2026, la Banque africaine de développement a approuvé un financement de 110 millions de dollars destiné à la mise à niveau environnementale du GCT sur ses sites de Gabès, Skhira et M’Dhilla.
Lors d’une visite à Gabès le 10 août 2026, Kaïs Saïed a déclaré que seules les unités réparées et mises aux normes seraient autorisées à fonctionner, sans qu’un calendrier détaillé d’application ne soit alors rendu public.


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