Togo : les deux journalistes français et leur fixeur, incarcérés fin juillet, remis en liberté provisoire
Les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur fixeur togolais Fred Vedomey, ont recouvré la liberté mardi, plus d'un mois après leur arrestation dans le nord du Togo pour « fausses déclarations » liées au tournage d'un reportage.

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Les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur fixeur togolais Fred Vedomey, ont été remis en liberté provisoire mardi 1er septembre par le juge d’instruction du quatrième cabinet de Lomé, plus d’un mois après leur arrestation au Togo. Les trois hommes, interpellés le 27 juillet dans la région de la Binah, dans le nord du pays, sont poursuivis pour « fausses déclarations » liées aux conditions administratives du tournage d’un reportage.
« Leur maintien en détention n’est plus nécessaire pour la manifestation de la vérité », a indiqué l’un de leurs avocats à l’issue de la décision. Plusieurs médias togolais ont rapporté mardi soir la libération de Gaël Mocaër et de Fred Vedomey, sans que les conditions précises de ce régime de liberté provisoire n’aient encore été détaillées mercredi.
Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani étaient partis tourner, avec Fred Vedomey comme collaborateur local, un épisode de la série documentaire « Les Routes de l’impossible », diffusée sur France Télévisions. Ils avaient été arrêtés au marché de Matchatom, dans la région de la Binah, une zone du nord du Togo soumise à des mesures de sécurité renforcées en raison d’attaques jihadistes récurrentes.
Le 17 août, les trois hommes ont été mis en examen pour « fausses déclarations », la justice togolaise leur reprochant notamment l’utilisation d’un drone aux caractéristiques non déclarées et des autorisations administratives jugées insuffisantes pour leur mission. Ils contestent les faits qui leur sont reprochés, tout comme leur société de production, qui assure que les trois hommes étaient en règle.
Une libération en deux temps
Sebastian Perez Pezzani, souffrant, avait été le premier à bénéficier d’un aménagement, le 25 août, avec une libération sous contrôle judiciaire lui permettant de suivre des soins à Lomé ; son passeport avait alors été confisqué. Gaël Mocaër et Fred Vedomey sont restés détenus jusqu’à la décision du 1er septembre, qui a mis fin à plus d’un mois d’incarcération pour l’ensemble du trio.
La procédure judiciaire se poursuit
La libération provisoire ne met pas un terme aux poursuites. Aucune date d’audience n’a été annoncée à ce stade. Les autorités togolaises avaient évoqué, fin août, « des indices graves » à l’encontre des trois hommes ainsi que « plusieurs irrégularités dans la préparation et l’exécution » de leur mission.
Selon leurs avocats, Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et Fred Vedomey ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés et restent, à ce stade, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire togolaise.



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