Stéphane De Groodt évoque son esprit au second et troisième degré en publiant En souvenir de ma mémoire
Samedi 27 septembre, Stéphane De Groodt, comédien, humoriste et écrivain, s’est prêté au jeu de l’interview « tac au tac » lors du journal de 13 Heures. L’artiste présente son nouveau livre de mémoires, En souvenir de ma mémoire, et répond en quelques phrases vives et souvent amusantes à des questions sur son parcours, ses goûts et ses envies ; une partie de cet entretien est disponible en vidéo (2 min).

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Au fil de réponses rapides, De Groodt joue avec les mots et les paradoxes : interrogé sur le titre de ses mémoires, il confie préférer l’intitulé alternatif « En mémoire de mes souvenirs », expliquant qu’« à ce moment‑là, il sera trop tard ». La séquence diffusée correspond à une partie de la retranscription de l’interview diffusée dans le journal de 13 Heures.
Le ton reste souvent léger. À la question « On se dit quoi à la lecture de vos mémoires ? », il répond laconiquement : « À quand le tome 2 ? » ; sur la question de la révélation des vérités, il nuance : « Pas toutes, non. Non, non… Mais certains mensonges sont aussi bons à raconter, pour préserver la paix des ménages. »
Humour, sensibilité et projets : les confidences de De Groodt
Sur sa place dans le monde artistique, il refuse d’être figé : interrogé « Si vous étiez une œuvre d’art ? », il plaisante qu’il ne souhaite pas être encadré et se définit plutôt comme « un hors‑d’œuvre ». Lorsqu’on l’interroge sur son identité culturelle, il se revendique « assurément » belge, précisant : « J’ai l’esprit qui fonctionne au deuxième, au troisième degré. J’ai le sens du compromis. Déjà, ça, ça caractérise l’esprit belge. »
La sensibilité de l’artiste ressort à plusieurs reprises. Il affirme être « hypersensible » et admet que « tout et rien » peut le faire pleurer, se disant très ému par le sujet. Il évoque aussi ses maîtres de l’humour : il cite Jean‑Pierre Bacri comme « extraordinaire » et dit redécouvrir Raymond Devos, qu’il qualifie de « maître absolu dans l’usage et le sens des mots ».
Sur les capacités qu’il aimerait posséder, il évoque des dons « impossibles » : le don d’ubiquité, celui de pouvoir disparaître, ou encore de se déplacer très vite — motivations qu’il relie à son impatience. Questionné sur la figure avec laquelle il aurait aimé dîner, il répond qu’il aurait rêvé de passer une nuit à refaire le monde avec Jacques Brel.
Enfin, De Groodt partage quelques projets et désirs professionnels : il dit vouloir réaliser un long‑métrage, ouvrir un restaurant, et même « embarquer dans une fusée et aller sur la Lune » pour « avoir un point de vue plus global sur ce qui se passe sur cette petite boule qui devient folle ».

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