Soudan : la défection de Musa Khamiseen relance la question de l’impunité des transfuges des FSR
Le ralliement à l’armée, le 19 août 2026 à Omdourman, d’un groupe de plus de 300 combattants menés par Musa Khamiseen s’ajoute à plusieurs départs enregistrés depuis avril dans les Forces de soutien rapide, tandis que Human Rights Watch demande que les commandants accusés d’exactions répondent de leurs actes.

Un groupe de plus de 300 combattants dirigés par Musa Khamiseen a rejoint le camp de l’armée soudanaise le 19 août 2026 avant d’être accueilli à Omdourman, nouvelle étape d’une série de défections qui touche les Forces de soutien rapide depuis avril et qui remet en lumière le sort judiciaire de certains commandants passés à l’armée.
Cette séquence ne se limite pas à un seul chef de terrain. Al-Nour al-Qubba a quitté les FSR en avril 2026 et Ali Rizq Allah a annoncé sa défection le 11 mai 2026. Le 18 juin, Fares al-Nur a déclaré avoir quitté toutes ses responsabilités au sein des FSR et de l’alliance Tasis, signe que les départs atteignent aussi la branche politique du mouvement.
Le 10 juin 2026, Human Rights Watch a demandé que les commandants des FSR passés à l’armée répondent des crimes graves qui leur sont reprochés. L’ONG dit avoir vérifié des vidéos montrant la présence d’Ali Rizq Allah et d’al-Nour al-Qubba pendant le siège de 18 mois d’El-Fasher.
Ali Rizq Allah a affirmé le 20 mai 2026 qu’environ 5 000 membres des FSR avaient fait défection avec lui. Il a aussi attribué à Hemedti une phrase selon laquelle la guerre lui avait échappé, une déclaration qui reste présentée comme le récit d’un transfuge.
Ces départs n’ont toutefois pas mis fin aux combats. Au 27 août 2026, au moins 13 970 personnes avaient fui Geissan et Kurmuk à cause des affrontements, selon l’Organisation internationale pour les migrations.


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