Soudan : des attaques de drones menées depuis l’Éthiopie, accuse Khartoum
Le 2 mars 2026, le ministère des Affaires étrangères contrôlé par les autorités militaires soudanaises a imputé à l’Éthiopie une série d’attaques menées par des drones qui auraient visé des points situés à l’intérieur du Soudan durant les mois de février et mars.

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Selon la note officielle publiée ce jour-là, ces incursions aériennes sans pilote auraient été lancées depuis le territoire éthiopien, une accusation qui marque une rupture dans le ton adopté jusqu’ici entre les deux pays voisins.
Le communiqué ne précise pas le nombre exact de frappes ni la localisation précise des sites touchés, mais il situe clairement l’origine des opérations au-delà de la frontière soudano-éthiopienne, faisant ainsi peser la responsabilité sur Addis-Abeba.
Cette mise en cause directe intervient dans un contexte régional déjà sensible : des hostilités transfrontalières ou des tensions diplomatiques entre États voisins risquent d’entraîner une montée des risques pour les populations civiles et d’alourdir le climat politique dans la Corne de l’Afrique.
Conséquences et questions en suspens
La déclaration du ministère soulève de nombreuses interrogations pratiques et juridiques, notamment sur la nécessité d’une enquête indépendante pour établir la chronologie des événements et déterminer la responsabilité réelle des frappes.
Sur le plan diplomatique, une telle accusation, si elle venait à être corroborée, pourrait entraîner des réactions à la fois au niveau bilatéral et de la part d’acteurs régionaux ou internationaux concernés par la stabilité du Soudan et de ses voisins.
Sur le terrain, les risques évoqués incluent une possible aggravation des tensions frontalières et des impacts humanitaires — déplacements de populations, dégâts aux infrastructures — pour lesquels les autorités civiles et humanitaires devraient se préparer si la situation venait à se détériorer.

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