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Romane Bohringer : comment le shopping compulsif a épuisé ses revenus

Le 23 mai 2026, le Festival de Cannes se referme avec la projection en séance de clôture du film Ulysse de Laetitia Masson, présenté après sa sélection dans Un Certain Regard. Le long métrage réunit à l’affiche des noms comme Élodie Bouchez, Stanislas Merhar, Romane Bohringer et Gringe, et marque un rendez‑vous symbolique pour Romane Bohringer, dont la carrière traverse plusieurs décennies.

CINéMA
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« Addiction, compulsion, déchéance, prison » : comment Romane Bohringer a siphonné son salaire
Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM
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Actrice, réalisatrice et metteuse en scène, Romane Bohringer est une figure familière du cinéma français. Récompensée par le César du meilleur espoir féminin pour Les Nuits fauves en 1993, elle a vocationnellement multiplié les projets, affirmant qu’« il ne s’est pas passé un mois sans que je joue » depuis trente ans, selon ses propos rapportés.

Pourtant, la comédienne n’a jamais caché des préoccupations financières ponctuelles. Dans un entretien de 2023, elle reconnaissait connaître « de petites angoisses budgétaires », expliquant que le théâtre, qu’elle affectionne, rapporte « moins » que le cinéma et que des rôles supplémentaires à l’écran lui apporteraient « un peu plus de confort » et aideraient à « éviter les petites paniques ».

« Acheter tout, tout le temps » : la confession d’une compulsion

Au‑delà de la variabilité des revenus, Romane Bohringer a mis au jour une autre cause de tensions financières : une relation longtemps compulsive au shopping. Dans le podcast Le goût de M, elle s’est livrée sans euphémisme sur une habitude d’achat devenue, selon elle, une « source de dépenses inconsidérée ».

La comédienne décrit une période durant laquelle les vêtements occupaient une place prépondérante dans sa vie, allant jusqu’à acheter « tout, tout le temps, n’importe quoi ». Certaines acquisitions restaient d’ailleurs inutilisées, « des choses [qui] ont gardé leur étiquette pendant des années sans que je les mette », a‑t‑elle reconnu.

Avec une franchise teintée d’humour noir, elle a résumé la spirale qui l’a traversée par une formulation choc : « Addiction, compulsion, déchéance, prison ». Elle a également cité des marques spécifiques, comme Isabel Marant, qui sont devenues des pôles de dépenses récurrentes.

Romane Bohringer affirme néanmoins avoir pris du recul : « Ça a un peu changé. Je suis plus raisonnable par rapport à ça », a‑t‑elle indiqué. Mais elle ne revendique pas une guérison totale de cette compulsion. « La compulsion n’est pas finie malheureusement », a‑t‑elle admis, tout en relativisant ses envies actuelles en évoquant, sur le ton de la plaisanterie, une « petite obsession jeans ».

Parallèlement à ses confidences sur l’argent et les achats, Romane Bohringer poursuit ses activités entre théâtre, cinéma et réalisation, en n’omettant pas de rappeler que, pour elle, la question financière reste liée aux choix artistiques et au type de projets qu’elle accepte.

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