Réforme constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie : Lecornu juge le statu quo intenable

« Le statu quo n’est pas une option viable », a lancé Sébastien Lecornu mardi 24 février, en ouvrant la séance consacrée au projet de réforme constitutionnelle portant sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle‑Calédonie au Sénat. Selon le ministre, maintenir la situation actuelle reviendrait à renoncer aux « idéaux républicains, [au] progrès social et [à] la construction renouvelée de la paix sur le territoire ».

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Face aux parlementaires, il a défendu le texte présenté par le gouvernement comme une étape déterminante pour sortir de la crise de manière durable. Le Premier ministre a qualifié la proposition de « point de départ » pour un règlement pérenne des tensions qui traversent l’archipel.

Il a par ailleurs mis en garde les sénateurs sur les conséquences politiques d’un rejet : ce geste, a‑t‑il averti, marquerait une rupture inédite — « la première fois que le Parlement refuserait d’être le notaire d’un accord conclu entre les parties calédoniennes ». Cette formulation visait à souligner la portée symbolique et juridique d’un refus.

Dans son allocution d’ouverture, Sébastien Lecornu a insisté sur la responsabilité des élus nationaux dans la préservation d’un processus négocié et accepté localement, rappelant que le projet vise autant à sécuriser l’avenir institutionnel qu’à favoriser le redressement social et la réconciliation sur place.

Un texte présenté comme clé pour la stabilité

Le gouvernement pose donc ce projet comme la condition d’un apaisement durable : il n’est pas simplement une modification juridique, mais, selon ses défenseurs, la base sur laquelle bâtir une paix renouvelée et des avancées sociales tangibles au profit des Calédoniens. Lecornu a appelé le Sénat à mesurer l’enjeu de son vote au‑delà des considérations parlementaires immédiates.

La discussion sénatoriale s’ouvre ainsi sous le signe d’une demande forte de responsabilité nationale, le gouvernement plaidant pour que le Parlement confirme et accompagne l’accord trouvé entre les acteurs calédoniens plutôt que de s’en désengager. Les prochains débats et votes permettront d’éclairer la suite du processus institutionnel concernant l’archipel.

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