RDC : Martin Fayulu veut associer Kabila et Nangaa au dialogue national
Martin Fayulu demande que Joseph Kabila et Corneille Nangaa participent au dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi, dont le calendrier, l’organisation et la liste des participants ne sont pas encore connus.

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Depuis Paris, le 17 août 2026, l’opposant congolais Martin Fayulu a demandé que l’ancien président Joseph Kabila et le coordonnateur de l’Alliance fleuve Congo/M23 (AFC/M23), Corneille Nangaa, participent au dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi. Il estime que le processus doit associer les protagonistes de la crise pour en traiter les causes profondes.
Selon Martin Fayulu, Joseph Kabila doit pouvoir répondre aux accusations du pouvoir congolais selon lesquelles il soutiendrait l’AFC/M23. L’opposant considère également que Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante devenu dirigeant de l’AFC, doit expliquer son engagement dans la rébellion. Ces affirmations et accusations sont rapportées comme les positions des acteurs concernés.
Martin Fayulu défend un dialogue fondé sur quatre principes : vérité, justice, réconciliation et cohésion nationale. Sa proposition inclut donc des personnalités auxquelles Kinshasa s’oppose, les autorités congolaises considérant l’AFC/M23 comme une force soutenue par le Rwanda et engagée contre l’État dans l’est du pays.
Félix Tshisekedi a confirmé le 16 août, lors d’un échange avec la diaspora congolaise à Libreville, qu’il préciserait prochainement sa vision et les contours du dialogue dans une adresse à la nation. La présidence congolaise n’a alors communiqué ni calendrier, ni organisateur, ni liste de participants, ni ordre du jour.
Une marche annoncée pour le 15 septembre
La Coalition Article 64 (C64), dont Martin Fayulu est l’un des dirigeants, a parallèlement annoncé une marche pacifique le 15 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire congolais. Cette mobilisation vise, selon son communiqué, à s’opposer à un projet de changement de la Constitution. À Kinshasa, les cortèges doivent converger vers le Palais du peuple le jour de la rentrée parlementaire.
Le 25 juillet, Martin Fayulu avait déjà plaidé pour un format élargi aux partis au pouvoir et de l’opposition, à la société civile ainsi qu’aux acteurs armés, dont le M23. Il présentait cette participation comme nécessaire à un règlement politique, sans qu’une invitation officielle à ces groupes ait été annoncée.
Dans son communiqué du 16 août, la présidence a indiqué que Félix Tshisekedi voulait faire du dialogue un instrument de cohésion nationale et qu’il le souhaitait différent des concertations précédentes. Au 21 août, l’adresse présidentielle promise pour en préciser les modalités n’avait pas encore été annoncée.


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