RDC : Félix Tshisekedi réaffirme depuis le Gabon sa volonté de lancer un grand dialogue national
En déplacement à Libreville pour les célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Gabon, le président congolais Félix Tshisekedi a réaffirmé son intention d’organiser un dialogue national en République démocratique du Congo. Le chef de l’État doit encore préciser le cadre, les participants et le calendrier de cette initiative, alors que son inclusivité fait déjà débat.

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Devant des membres de la diaspora congolaise, Félix Tshisekedi a présenté le futur dialogue comme un moyen de renforcer la cohésion nationale. Il a assuré que le processus « ne ressemblera en rien » aux précédents dialogues organisés en RDC, sans toutefois détailler les modalités retenues.
Le gouvernement avait annoncé la publication prochaine d’une ordonnance présidentielle destinée à formaliser le processus. Ce texte n’a pas encore été rendu public, laissant en suspens plusieurs questions sur l’organisation du dialogue et sur son articulation avec les institutions existantes.
La participation des acteurs liés au conflit dans l’est du pays constitue l’un des principaux points de désaccord. Félix Tshisekedi exclut pour l’instant tout échange avec ceux qui, selon lui, « se rangent du côté du Rwanda ». Les autorités congolaises présentent parallèlement le dialogue comme un instrument destiné à bâtir « un front intérieur contre l’agression rwandaise ».
L’opposition réclame un processus plus inclusif
La coalition d’opposition C64 défend une approche différente. Elle a décidé de reprendre son bras de fer avec le pouvoir après l’expiration, le 15 août, de son ultimatum, estimant que les garanties nécessaires à un dialogue crédible n’étaient pas réunies.
L’opposant Martin Fayulu souhaite notamment que Corneille Nangaa participe aux discussions. Coordinateur de l’Alliance du fleuve Congo (AFC), qui soutient le mouvement armé M23, celui-ci pourrait, selon Fayulu, expliquer les raisons qui l’ont conduit à prendre les armes après avoir dirigé l’ancienne Commission électorale nationale indépendante.
Corneille Nangaa reste toutefois engagé dans une logique militaire. La semaine précédant l’intervention de Félix Tshisekedi à Libreville, il avait notamment évoqué Lubumbashi dans les projections de son mouvement, selon les informations rapportées par RFI.
Le président congolais doit donc encore clarifier l’identité des participants et les limites de la concertation. La question de savoir comment associer les forces politiques et les acteurs impliqués dans la crise sécuritaire de l’est du pays sera déterminante pour la portée du dialogue annoncé.


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