Rapport américain : 16 pays africains dont le Bénin sont top en transparence budgétaire

Le rapport 2026 du département d’État américain classe 16 pays africains au-dessus de son seuil minimal de transparence budgétaire. Neuf autres ont réalisé des progrès significatifs pendant la période examinée, du 1er janvier au 31 décembre 2025.

ECONOMIE
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Département d’État des États-Unis (Emblème)
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Seize pays africains satisfont aux exigences minimales de transparence budgétaire du département d’État américain, selon son rapport 2026 publié le 11 août. Parmi les gouvernements africains qui restent sous ce seuil, neuf ont réalisé des progrès significatifs pendant la période examinée, du 1er janvier au 31 décembre 2025.

À l’échelle mondiale, Washington a évalué 139 gouvernements et l’Autorité palestinienne. Le département d’État en a classé 73 au-dessus du seuil minimal et 67 en dessous. Parmi ces 67 gouvernements, 14 ont néanmoins enregistré des progrès significatifs.

Les 16 pays africains qui atteignent le niveau minimal sont le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, le Maroc, Maurice, la Mauritanie, la Namibie, l’Ouganda, le Rwanda, les Seychelles, l’Afrique du Sud et la Tunisie.

Les neuf pays africains crédités de progrès significatifs sont le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, l’Éthiopie, le Liberia, la Libye, le Niger, Sao Tomé-et-Principe et le Sénégal. Ils figurent parmi les 14 gouvernements de cette catégorie au niveau mondial.

Des documents publics, complets et fiables

L’évaluation porte sur l’accessibilité au public, l’exhaustivité et la fiabilité des principaux documents budgétaires. Elle examine aussi la transparence des procédures d’attribution des marchés publics, des contrats et des licences, notamment dans l’exploitation des ressources naturelles.

Le rapport 2026 renforce également l’attention portée à la publication des conditions des prêts souverains consentis à des emprunteurs étrangers, y compris les engagements financiers et les actifs donnés en garantie. Le respect du seuil ne constitue toutefois pas une notation générale de la gouvernance ou de l’économie d’un pays : il répond aux critères précis retenus pour cet examen budgétaire.

Ces revues annuelles sont imposées par le Congrès américain afin de contribuer au contrôle de l’utilisation des fonds des contribuables liés à l’aide extérieure. Le rapport précise que les gouvernements étudiés sont, pour la plupart, ceux qui avaient été identifiés comme bénéficiaires d’une assistance américaine dans l’édition 2014.

Pour établir l’édition 2026, le département d’État dit avoir utilisé des informations provenant des ambassades et consulats américains, d’autres organismes fédéraux, d’organisations internationales et de groupes de la société civile.

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