RDC : le parc de l’Upemba retrouve le calme après une attaque attribuée à des miliciens Maï-Maï
Le calme est revenu mercredi 4 mars sur le site de Lusinga, dans le parc national de l’Upemba, au lendemain d’une attaque imputée à des milices Maï-Maï. Les violences avaient provoqué un mouvement de panique parmi le personnel et perturbé le fonctionnement du site.

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Les unités militaires ont pris position sur place pour sécuriser les lieux et reprendre la main sur les infrastructures. Lusinga, qui concentre les services administratifs et opérationnels du parc, voit progressivement certains agents réintégrer leurs postes après l’alerte.
Dans un communiqué, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) a confirmé la mort de cinq membres du personnel et signalé le pillage de plusieurs biens par les assaillants. Ces pertes humaines et matérielles soulignent l’impact direct des incursions armées sur la capacité de gestion du parc.
Le parc national de l’Upemba abrite une faune variée et parfois rare : zèbres, éléphants et ce que l’on considère comme les derniers buffles du Katanga figurent parmi les espèces présentes, rendant la préservation de ce territoire d’autant plus cruciale.
Enjeux sécuritaires et menaces pour la conservation
Cette attaque met en lumière la fragilité des zones protégées confrontées aux groupes armés et les risques accrus pour la faune et les infrastructures. Outre les vies humaines, les pillages et la perturbation des activités de surveillance peuvent faciliter le braconnage et affaiblir les dispositifs de protection qui demeurent essentiels pour la survie des espèces présentes dans l’Upemba.

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