RDC : la C64 annonce un mort après la marche contre le troisième mandat

La coalition d’opposition C64 affirme qu’un de ses cadres est mort lors de la marche du 15 septembre à Kinshasa contre un changement de Constitution pouvant permettre un troisième mandat de Félix Tshisekedi. Aucun bilan indépendant n’a encore confirmé ce décès.

POLITIQUE
Félix Tshisekedi, Président de la RDC
Félix Tshisekedi, Président de la RDC PH: DR
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La Coalition Article 64 (C64) a annoncé jeudi 17 septembre la mort de Manassé Lomboto Bomengola, cadre du parti ADDCONGO, lors de la manifestation organisée deux jours plus tôt à Kinshasa contre un changement de Constitution susceptible de permettre au président Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.

La coalition affirme que cet opposant a été tué pendant les violences qui ont interrompu le cortège dans la commune de Limete. Aucun bilan officiel ou indépendant n’a toutefois confirmé ce décès à ce stade. La C64 fait également état de plusieurs blessés graves, sans fournir de chiffre consolidé.

La marche du 15 septembre s’est tenue à Kinshasa et dans plusieurs autres villes de République démocratique du Congo. À Kinshasa, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et tiré des coups de semonce après des heurts entre manifestants de l’opposition et groupes favorables au pouvoir, selon Reuters et Associated Press.

Dans un communiqué publié après la mobilisation, la C64 a accusé des membres de la Force du progrès, qu’elle présente comme liés au parti présidentiel UDPS, d’avoir attaqué les manifestants. Elle a également mis en cause des éléments des forces de sécurité. Ces accusations n’ont pas été établies par une enquête indépendante.

La Commission nationale des droits de l’homme a pour sa part indiqué avoir observé à Limete des personnes munies de machettes, de bâtons et d’autres objets contondants qui ont empêché la progression du cortège. L’institution a qualifié ces faits d’atteinte aux droits humains.

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a rejeté les accusations visant le pouvoir et dénoncé ce qu’il présente comme des méthodes de manipulation de l’opposition. Il a défendu le droit de manifester dans le respect de l’ordre public et appelé les opposants à rejoindre le dialogue national lancé par Félix Tshisekedi.

La C64, qui réunit notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga, réclame une enquête judiciaire sur les violences du 15 septembre. La coalition s’oppose à toute modification des dispositions constitutionnelles encadrant la durée et le nombre des mandats présidentiels.

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