RDC et Rwanda : bataille diplomatique autour de l’OIF

Le Rwanda a annoncé la re-nomination de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), tandis que la République démocratique du Congo a indiqué qu’elle présenterait également un candidat, transformant la compétition pour la direction de l’institution en un nouveau terrain de confrontation diplomatique entre Kinshasa et Kigali.

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La RDC et le Rwanda se préparent à une bataille diplomatique autour de l'OIF
La RDC et le Rwanda se préparent à une bataille diplomatique autour de l'OIF
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Dans un communiqué officiel relayé par les autorités rwandaises, Kigali a confirmé la candidature de Louise Mushikiwabo, actuellement secrétaire générale de l’OIF. La démarche vise à obtenir un renouvellement de mandat pour la responsable qui dirige l’organisation francophone, sans que les modalités précises de dépôt ou de campagne n’aient été détaillées publiquement par le gouvernement rwandais.

De son côté, la RDC a informé qu’elle proposerait un candidat pour le même poste, soulignant un différend qui dépasse désormais les seuls dossiers bilatéraux sécuritaires et économiques pour s’inviter dans les instances multilatérales. Depuis le début de la crise entre Kinshasa et Kigali, les autorités congolaises affichent une grande méfiance à l’égard de l’OIF, perçue comme un champ d’influence diplomatique susceptible d’être instrumentalisé dans le contexte de tensions régionales.

Un théâtre diplomatique supplémentaire au cœur des tensions Kinshasa–Kigali

L’Organisation internationale de la Francophonie, qui fédère des États et gouvernements partageant le français comme langue de travail, voit ainsi son sommet institutionnel politisé par la rivalité entre les deux capitales. La candidature d’une dirigeante en place pour un troisième mandat et l’annonce d’une contre-candidature officielle de la RDC portent la confrontation sur un registre institutionnel où les alliances entre États membres peuvent peser.

Pour les observateurs, la mise en compétition de postes de direction au sein d’organismes internationaux est une pratique courante, mais elle prend ici une dimension accrue en raison du contexte bilatéral. Les scrutins au sein de la Francophonie impliquent des consultations et des votes entre pays membres ; la présence de candidats soutenus par des États directement impliqués dans une crise régionale transforme ces démarches en un enjeu diplomatique additionnel.

Les protagonistes de la région disposent d’un intérêt stratégique à mobiliser des soutiens au sein de l’espace francophone, un processus qui s’effectue via des contacts bilatéraux, des déclarations publiques et des rencontres multilatérales. Le choix du ou de la secrétaire générale conditionnera la direction politique et administrative de l’organisation pour la période à venir et constituera un signal pour les États membres quant aux priorités de l’institution

À ce stade, aucune date officielle de mise au vote ou de convocation formelle des États membres pour la désignation du prochain mandat n’a été communiquée par l’OIF, et les déclarations de Kigali et de Kinshasa sont les éléments publics connus de la campagne en gestation, laissant la suite des opérations dépendante des procédures internes de l’Organisation et des positions adoptées par les gouvernements des pays francophones, alors que

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