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Qui a tué Dangnivo ?:l’ex DGPN Philippe Houndégnon donne un autre nom que Alofa

:Le procès de la disparition de l’ex cadre du ministère de l’économie et des finances, Pierre Urbain Dangnivo a repris ce vendredi 3 juillet 2026.

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Louis Philippe Houndégnon
Louis Philippe Houndégnon
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Le procès lié à la disparition mystérieuse de Pierre Urbain Dangnivo a repris ce vendredi 3 juillet 2026 devant la justice béninoise, marqué par une déposition retentissante.

Appelé à la barre, l’ancien Directeur général de la Police nationale (DGPN), Louis Philippe Houndégnon, a fait une déclaration majeure à 10h38 en affirmant : « C’est Isidore Akon qui a tué Pierre Urbain Dangnivo. J’ai été informé par un informateur professionnel. » Cette affirmation jette une nouvelle lumière sur ce dossier politico-judiciaire qui tient le pays en haleine depuis plus d’une décennie.

Lors de l’audience précédente, c’est la défense qui a exigé la comparution de l’ancien patron de la police nationale. Pour l’avocat de la défense, sa déposition est importante pour la manifestation de la vérité. Depuis le déclenchement de cette affaire, c’est Codjo Alofa qui est désigné comme l’auteur du meurtre de Dangnivo.

Les ddéclarations de Louis Philippe Houndégnon donne toute une autre tournure à ce dossier qui n’a fait que trop duré.

​Pour rappel, l’affaire Pierre Urbain Dangnivo remonte au 17 août 2010, date à laquelle ce haut fonctionnaire du ministère de l’Économie et des Finances et militant syndicaliste a brusquement disparu après avoir quitté son service à Cotonou. Face à la pression sociale et syndicale, les enquêtes policières menées à l’époque avaient conduit à la découverte, quelques semaines plus tard, d’un corps enterré dans une maison à Womey (commune d’Abomey-Calavi).

Le principal suspect initial, Codjo Cossi Alofa, un repris de justice, avait alors avoué le meurtre avant de se rétracter par la suite, plongeant le dossier dans de longues années de contestations judiciaires, d’expertises de tests ADN contestées et de reports successifs.

​Cette reprise d’audience et le témoignage direct de l’ex-patron de la police nationale, pointant du doigt Isidore Akon, relancent ainsi les débats sur les véritables commanditaires et exécutants de cette affaire.

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