Présidentielle 2026 au Congo-Brazzaville : sept candidatures déposées, la Cour attendue au tournant
Le processus électoral entre dans une phase décisive au Congo-Brazzaville. L’enregistrement des candidatures à l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars 2026 s’est officiellement clos le 12 février à minuit, conformément à l’arrêté pris fin janvier par le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou. La Direction générale des affaires électorales (DGAE) a réceptionné sept dossiers, dont celui du président sortant Denis Sassou-Nguesso.

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La période de dépôt, ouverte du 29 janvier au 12 février, était strictement encadrée. Les aspirants à la magistrature suprême devaient fournir une déclaration de candidature légalisée en quatre exemplaires, s’acquitter d’un cautionnement de 25 millions de francs CFA, présenter un certificat médical attestant de leur aptitude physique et mentale ainsi qu’un extrait de casier judiciaire. Un huissier de justice a officiellement constaté la clôture des dépôts le 13 février à 0h05, confirmant la réception de sept dossiers complets.
À ce stade, les identités des six autres candidats n’ont pas encore été rendues publiques dans les communications officielles immédiates. Les principaux partis d’opposition, notamment l’UPADS et l’UDH-Yuki, n’avaient pas encore annoncé de candidat au moment de la clôture, ce qui alimente les interrogations sur la configuration finale du scrutin.
Les yeux tournés vers la Cour Constitutionnelle
La prochaine étape relève désormais de la compétence de la Cour constitutionnelle. Celle-ci devra examiner la conformité des dossiers aux exigences légales et publier la liste définitive des candidats au plus tard le 28 février, date fixée pour l’ouverture de la campagne électorale. Le contrôle portera tant sur la régularité administrative des pièces que sur le respect des conditions d’éligibilité prévues par la Constitution et le code électoral.
La validation ou l’invalidation de certaines candidatures pourrait peser sur l’équilibre politique de cette présidentielle. Le président sortant, au pouvoir depuis plusieurs décennies, aborde ce scrutin dans un contexte marqué par des attentes socio-économiques persistantes et une opposition fragmentée. La décision de la Cour constitutionnelle constituera donc un moment clé, susceptible de clarifier les rapports de force avant l’entrée officielle en campagne.

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