Présidence du CPS: le Bénin dresse un bilan axé sur la prévention et l’inclusion
À l’approche du terme de son mandat à la tête du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, la diplomatie béninoise imprime sa marque par une approche pragmatique des équilibres régionaux.

SOMMAIRE
Durant trois semaines d’intense activité multilatérale, Cotonou a mené des délibérations stratégiques orientées vers la résolution de crises sectorielles, la protection des populations vulnérables et la consolidation du multilatéralisme continental.
Un agenda diversifié entre Bangui, Alger et Cotonou
L’exercice de cette présidence tournante s’est traduit par des initiatives diplomatiques concrètes sur plusieurs théâtres. Les représentants béninois ont notamment piloté des sessions d’évaluation consacrées à la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine, tout en accordant une attention prioritaire au sort critique des enfants touchés par les conflits armés.
Hors des frontières nationales, la délégation béninoise a coordonné à Alger la commémoration officielle du Mois africain d’amnistie en faveur du désarmement civil. Sur le plan intérieur, la métropole de Cotonou a abrité un conclave ministériel de haut niveau dédié à l’agenda « Femmes, paix et sécurité », réaffirmant le rôle capital des actrices communautaires dans la médiation et la cohésion sociale.
Une doctrine axée sur la prévention et la mobilisation des capacités africaines
Au-delà de la diversité apparente de ces dossiers, la gouvernance béninoise du CPS s’articule autour d’un fil conducteur net : privilégier l’anticipation, le désarmement volontaire et la prise en charge inclusive des crises par l’expertise locale.
Loin de prétendre refondre l’architecture institutionnelle existante de l’Union africaine, le bilan du Bénin se matérialise par l’activation de leviers opérationnels précis, plaçant le dialogue préventif et la pleine participation des forces vives africaines au cœur de la réponse sécuritaire durable sur le continent.



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