Pourquoi il est plus compliqué d’écarter l’ex-prince Andrew de l’ordre de succession

Andrew Mountbatten-Windsor a été interpellé le 19 février, jour de son 66e anniversaire, par la Thames Valley Police à son domicile de Wood Farm sur le domaine de Sandringham. La garde à vue a été motivée par une « suspicion de faute professionnelle dans l’exercice de ses fonctions publiques ». Le principal intérêt médiatique porte sur ses liens présumés avec le financier américain Jeffrey Epstein.

ROYAUTéS
55 vues
L’ex-prince Andrew rayé de l’ordre de succession ? Pourquoi c’est plus compliqué qu’on ne le pense
<h3 class="fig-slideshow-expanded__figure-title">Le prince Andrew, né en 1960, avec sa soeur Anne, et son père le prince Philip, au château de Balmoral.</h3> <p class="fig-slideshow-expanded__figure-content">Le prince Andrew, né en 1960, avec sa soeur Anne, et son père le prince Philip, au château de Balmoral. - <i class="fig-slideshow-expanded__figure-credits">Mirrorpix / Bestimage</i></p>
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Les faits reprochés concernent la période durant laquelle Andrew officiait comme envoyé spécial du Royaume-Uni pour le commerce international et l’investissement, entre 2001 et 2011 : il est soupçonné d’avoir transmis des informations sensibles à Jeffrey Epstein. Placé en détention pendant environ dix heures, le père des princesses Beatrice et Eugenie a été relâché dans la soirée du même jour.

En octobre 2025, l’ancien prince avait déjà été privé de ses titres et distinctions royales et expulsé du Royal Lodge. Malgré ces mesures et les polémiques qui l’entourent depuis plusieurs années, il conserve, à ce jour, la huitième place dans l’ordre de succession au trône, derrière les fils du souverain et leurs enfants. Un sondage YouGov, relayé par Hello Magazine, indique que plus de 80 % des Britanniques souhaitent son exclusion de la ligne de succession.

Une condamnation pourrait entraîner la prison à perpétuité

Selon Robert Jobson, spécialiste de la famille royale, déplacer Andrew hors de la succession nécessiterait plus qu’un simple vote au Parlement : la modification législative devrait être coordonnée dans les quinze royaumes du Commonwealth dont Charles III est le chef d’État. Jobson a rappelé que la seule abdication majeure du XXe siècle, celle d’Edward VIII en 1936, avait été volontaire.

Andrew Bowie, secrétaire fantôme pour l’Écosse, a précisé qu’une exclusion immédiate serait envisageable si l’ex-prince était reconnu coupable de la faute reprochée : dans ce cas, le Parlement pourrait agir pour le retirer de la ligne de succession. La présomption d’innocence demeure en vigueur au Royaume-Uni ; à ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée. S’il était finalement jugé et reconnu coupable de trahison, il encourrait la réclusion à perpétuité.

Par ailleurs, Andrew conserve le statut de « conseiller d’État », fonction lui permettant d’agir au nom du monarque en cas d’absence ou d’indisponibilité pour raisons médicales.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
14:45 Le Prince William confronté à l’annonce du cancer de Kate Middleton