Autour de l’akara, Abuja relie cuisine de rue et entrepreneuriat féminin

Le 21 septembre, un festival consacré au beignet de haricots réunit démonstrations culinaires, marché, musique et programmes destinés aux femmes entrepreneures.

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Une femme fait frire et vend de l’akara, des haricots et du pain au bord d’une route au Nigeria
Photo : TheSymbyat / Wikimedia Commons
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À Abuja, l’akara quitte ce lundi son seul rôle de petit-déjeuner populaire pour devenir le fil conducteur d’un rendez-vous où cuisine, commerce et entrepreneuriat féminin se croisent. L’International Akara Day Festival réunit démonstrations culinaires, marché, musique et mode autour de ce beignet de haricots très présent dans les habitudes alimentaires nigérianes.

Organisé par Urbanview Magazine à City Gate, le festival est annoncé de 10 h à 16 h ce 21 septembre. Visit Abuja précise que des programmes consacrés à l’entrepreneuriat féminin et à la jeunesse accompagnent les activités culinaires, avec l’idée de faire du produit autant une vitrine culturelle qu’un point d’entrée vers de petites activités commerciales.

L’angle n’est pas abstrait dans la capitale nigériane. Début septembre, un reportage de News Express décrivait le rituel installé devant la Federal High Court d’Abuja, où Josephine Katung et une vendeuse connue sous le nom d’Aunty Jummai servent chaque matin de l’akara à des avocats, greffiers, journalistes et visiteurs pressés.

Le plat y est consommé avec du pap ou du pain, parfois simplement acheté à l’unité. Plusieurs clients interrogés expliquaient choisir cette option parce qu’elle est rapide et accessible avant de longues audiences. Une assiette d’akara accompagnée de pap ou de pain coûtait alors entre 500 et 800 nairas, selon les portions.

Pour les vendeuses, l’enjeu est aussi économique. Katung et Jummai expliquent que leurs recettes participent aux dépenses du foyer et aux frais scolaires, tandis que la hausse du prix des haricots, de l’huile et du poivre réduit leurs marges. Ce sont précisément ces activités de petite restauration que le festival remet au premier plan en les associant à un marché et à des programmes d’entrepreneuriat.

La cuisine de rue devient ainsi le point de départ d’un récit plus large sur le travail féminin et les usages quotidiens. Devant la Federal High Court, Katung indiquait commencer à moudre les haricots et préparer les ingrédients dès 4 heures afin que les premières fournées soient prêtes avant l’arrivée des clients.

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