Philomène Esposito, 30 ans après, dénonce un film qui a « détruit sa carrière »

Isabelle Adjani, figure majeure du cinéma français, se retrouve au coeur de récents propos virulents de la réalisatrice Philomène Esposito, qui qualifie leur collaboration sur le film Toxic Affair d’ »atroce ». Trente ans après le tournage, Esposito évoque auprès de BFMTV une production marquée par des conflits de direction artistique et des interventions répétées de l’actrice, qui, selon elle, lui ont fait perdre la maîtrise de son film.

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30 ans après, une réalisatrice "dépossédée", ce film a "détruit sa carrière"
30 ans après, une réalisatrice "dépossédée", ce film a "détruit sa carrière"
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Depuis les années 1970, Isabelle Adjani s’est imposée par sa capacité à se transformer et à porter des rôles dramatiques intenses, ce qui lui a valu notamment cinq César, pour des performances comme celles de Camille Claudel ou de La Reine Margot. Sa carrière, jalonnée de succès et de récompenses, comporte toutefois des épisodes plus complexes, lorsque les choix artistiques et les rapports sur les plateaux se tendent.

Le long-métrage Toxic Affair, tourné dans les années 1990 et pensé comme une incursion de l’actrice vers une comédie romantique, devait élargir le registre d’Adjani. Le projet n’a cependant pas rencontré l’accueil escompté et a été, dès sa présentation, entouré de difficultés relationnelles et critiques.

Un tournage et une sortie marqués par la tension

Philomène Esposito raconte avoir été progressivement dépossédée de son travail : interventions sur le scénario, sur la mise en scène et décisions prises selon elle par l’entourage de la production. Dans les entretiens récents où elle s’exprime longuement, la réalisatrice ne cache pas sa rancœur et décrit une atmosphère de tournage qu’elle qualifie d’ »atroce » et de « toxique ». Elle affirme par ailleurs n’avoir eu la main que sur la musique du film.

Les critiques contemporaines de Toxic Affair ont renforcé la perception d’un échec artistique. À Cannes, le film a été accueilli froidement, et la presse spécialisée n’a pas ménagé le projet : Variety évoquait une « véritable catastrophe artistique » tandis que Le Monde, dans une formule ironique citée par les comptes rendus de l’époque, brocardait le film en attribuant à un objet anecdotique un prix symbolique.

Esposito ne se contente pas de pointer la pression des producteurs ; elle utilise un vocabulaire très dur pour qualifier l’expérience, allant jusqu’à se dire « dépossédée » et stigmatisant une « mafia du cinéma ». Dans ses propos, elle évoque l’impact sur sa trajectoire professionnelle, estimant que le tournage a eu des conséquences importantes pour sa carrière de réalisatrice.

Du côté des techniciens, le témoignage de Thomas Chevalier, chef décorateur sur Toxic Affair, apporte un angle supplémentaire : il souligne que la relation entre la réalisatrice et l’actrice a brouillé les limites professionnelles. Selon lui, l’amitié qui s’était installée pendant la préparation s’est mêlée au travail et a empêché une collaboration sereine, créant un mélange d’affect et d’autorité incompatible avec la conduite d’un film.

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