Patrick Bruel rend hommage à Roger Hanin sur sa tombe à Alger
2 août 2026 : alors que des propos de Stéphanie Chéhab sur C dans l’air ont relancé l’actualité judiciaire le concernant, Patrick Bruel fait de nouveau la une pour un tout autre motif : son retour émotionnel en Algérie en 2023, marqué par des hommages et des retrouvailles avec ses racines. Né le 14 mai 1959 à Tlemcen, artiste polyvalent reconnu pour sa carrière de chanteur et d’acteur, Bruel avait longtemps reporté ce voyage entrepris avec sa mère, Augusta.
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Lors d’entretiens accordés à France Inter et à France 2, le chanteur est revenu sur ce périple qu’il qualifie d’important et chargé d’émotion. Il a raconté le chaleureux accueil reçu sur place, ponctué de la formule répétée par des habitants : « Bienvenue chez toi ». Ce retour l’a conduit à retrouver la maison familiale, les rues de son enfance et l’école Bel-Air, où sa mère enseignait.
Le déplacement a pris une dimension à la fois personnelle et artistique. Accompagné de sa guitare, Bruel a évoqué et interprété L’Instit, chanson dédiée aux enseignants, et a relié ce voyage à son album Encore une fois, notamment au titre Je reviens, qui traite du déracinement et d’une promesse faite à sa mère.
Un pèlerinage entre mémoire familiale et hommage cinématographique
Le parcours s’est conclu à Alger par une visite sur la tombe de Roger Hanin, figure marquante du cinéma français et, selon Bruel, son « papa de cinéma ». L’acteur a souligné l’importance de cette étape après avoir évoqué son rôle dans Le Coup de sirocco, film d’Alexandre Arcady (1979) qui a marqué ses débuts au cinéma. Dans ce film consacré à l’exode après l’indépendance, Bruel interprétait Paulo Narboni, le fils d’Albert Narboni joué par Hanin.
Patrick Bruel a rappelé que, pour des raisons politiques à l’époque, une grande partie du tournage ne pouvait se dérouler en Algérie et avait eu lieu à Bizerte, en Tunisie. Il a aussi mis en lumière le rôle de Roger Hanin comme un trait d’union entre les communautés : « Roger est très aimé, très respecté en Algérie », a-t-il déclaré, estimant que l’acteur avait contribué aux liens entre rapatriés et Algériens.
Au fil de ses interventions, Bruel a expliqué que le voyage en Algérie n’était pas seulement une visite touristique mais la concrétisation d’une promesse familiale et artistique. Il a explicitement lié son retour aux thèmes développés dans sa carrière musicale et cinématographique, soulignant la continuité entre son histoire personnelle et les œuvres auxquelles il a participé.
Il a enfin évoqué des proches ayant entretenu le lien avec la terre natale, notamment Guy Carcassonne, qui, selon Bruel, envoyait régulièrement des photographies de Tlemcen à sa mère avant qu’ils ne puissent eux-mêmes y retourner.


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