Ouganda : Edward Rukidi Kijanangoma désigné nouveau roi du Tooro
Le clan royal Babiito a désigné mercredi 9 septembre le prince Edward Rukidi Kijanangoma pour succéder à Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV à la tête du royaume traditionnel du Tooro, dans l’ouest de l’Ouganda. Journaliste à la télévision publique UBC, il doit encore être intronisé selon les rites de la monarchie.

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Le prince Edward Rukidi Kijanangoma a été désigné mercredi 9 septembre à Fort Portal, dans l’ouest de l’Ouganda, pour succéder à Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV à la tête du royaume traditionnel du Tooro. La décision du clan royal Babiito intervient après la mort du souverain le 27 août aux États-Unis.
Selon la résolution lue par Mgr Isaiah Mayombo au nom des Babiito, un comité de succession de 21 membres a retenu Kijanangoma après consultations. Le document, signé par 19 membres, précise que son intronisation devra se dérouler conformément aux coutumes et traditions du Tooro.
Le nouveau souverain désigné est journaliste, présentateur et éditeur à Uganda Broadcasting Corporation (UBC), le radiodiffuseur public ougandais. Il est le fils du défunt prince Christopher Paul Kijanangoma et le petit-fils de l’ancien roi George David Rukidi III, ce qui l’inscrit dans la lignée dynastique des Babiito.
Le royaume du Tooro, situé dans l’ouest de l’Ouganda et centré sur Fort Portal, n’exerce pas de pouvoir exécutif dans la République ougandaise. Comme les autres monarchies traditionnelles restaurées dans le pays, il conserve toutefois une forte influence culturelle et sociale auprès de ses sujets.
Une succession marquée par des revendications concurrentes
La désignation de Kijanangoma intervient après plusieurs jours de débats sur l’identité du successeur. Reuters rapporte que le Premier ministre du royaume, Calvin Armstrong Rwomiire, avait auparavant affirmé que le roi Oyo avait laissé un enfant présenté comme son héritier. De son côté, l’Associated Press a fait état d’une contestation publique de la princesse Ruth Komuntale, sœur du défunt souverain, qui invoque un testament attribué à son frère.
Le clan Babiito a néanmoins maintenu que la désignation du monarque relève de son autorité coutumière. Selon The Observer, qui cite une déclaration du bureau de l’Omusuuga, chef du clan royal, le comité de 21 membres avait été mis en place spécifiquement pour conduire la succession après la disparition d’Oyo.
Les funérailles d’Oyo prévues samedi
Oyo Nyimba Kabamba Iguru Rukidi IV est mort le 27 août aux États-Unis, où il recevait un traitement contre un cancer. Il avait accédé au trône en septembre 1995, à l’âge de trois ans, après la mort de son père, Patrick Matthew Kaboyo Olimi III, devenant alors le plus jeune monarque régnant au monde selon Guinness World Records.
Sa dépouille a été rapatriée en Ouganda la semaine dernière. Les autorités traditionnelles du Tooro doivent ensuite poursuivre les rites conduisant à l’intronisation d’Edward Rukidi Kijanangoma. Les funérailles d’Oyo sont prévues samedi 12 septembre aux tombes royales près du palais de Fort Portal.



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