Nigeria : Réduction drastique du coût des licences pétrolières pour attirer de nouveaux capitaux

Le Nigeria réduit fortement les barrières financières pour son cycle d’octroi de licences pétrolières et gazières 2025 afin d’attirer des investisseurs internationaux : la prime de signature est désormais abaissée à 3–7 millions de dollars, le processus est numérisé et placé sous la surveillance d’organismes de transparence, tandis que 50 blocs sont proposés à la concession.

ECONOMIE
121 vues
Réduction drastique du coût des licences pétrolières pour attirer les
Réduction drastique du coût des licences pétrolières pour attirer les
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Benin Web TV 2.0 est disponibleVous êtes actuellement sur la version classique du site. Rejoignez notre version 2.0 pour plus de fun, plus de rapidité et plus d'interaction.Rejoindre Maintenant

Face à une production en baisse et à des années de sous-investissement, l’État nigérian et la NUPRC (Commission de régulation du secteur pétrolier en amont) ont décidé d’assouplir les conditions d’accès au marché. La nouvelle politique diminue significativement le droit d’entrée — de 10 millions de dollars en 2024 à un intervalle compris entre 3 et 7 millions pour 2025 — alors que, il y a quelques années, certaines enchères exigeaient des montants supérieurs à 200 millions de dollars. L’objectif annoncé par les autorités est d’élargir le cercle des soumissionnaires potentiels en favorisant des critères autres que la seule capacité financière.

Le cycle 2025, lancé en décembre après plusieurs reports, porte sur 50 blocs répartis de la manière suivante : 15 à terre, 19 en eaux peu profondes, 15 dans des bassins frontaliers et un en eaux profondes. Abuja a annoncé que ces cycles deviendraient annuels, visant à offrir aux acteurs une meilleure visibilité et une planification plus régulière des opérations.

Transparence, digitalisation et critères techniques au cœur de la réforme

La NUPRC indique vouloir déplacer l’accent des exigences pécuniaires vers des critères structurants : compétences techniques, programmes de travail crédibles, solidité financière et capacité à accélérer la mise en production. Cette orientation illustre une volonté d’évaluer les soumissionnaires sur leur aptitude opérationnelle plutôt que sur leur seule capacité à payer des primes élevées.

Sur le plan de la gouvernance, le processus sera placé sous la supervision du NEITI (membre nigérian de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives) ainsi que d’autres agences publiques. Un portail numérique centralisé permettra le dépôt des offres et l’accès aux données relatives aux blocs, une mesure présentée comme destinée à réduire les opacités et à renforcer la traçabilité des opérations d’octroi.

Des incitations spécifiques ont été prévues pour encourager notamment les projets en eaux profondes, les offres exclusivement orientées vers le gaz et les initiatives visant à améliorer la rentabilité des champs existants. Le gouvernement met en avant ces mesures comme des leviers pour diversifier la base énergétique et attirer des investissements ciblés.

La stratégie intervient alors que le Nigeria cherche à redynamiser un secteur fragilisé par des attaques et des problèmes de sécurité dans le delta du Niger, par le vieillissement des infrastructures et par un déficit d’investissements. Plusieurs majors internationales ont exprimé leur intérêt pour le processus : TotalEnergies a confirmé son intention de participer à la vente aux enchères, et Chevron a annoncé en décembre sa participation au processus.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
05:49 Côte d’Ivoire : Trois personnes arrêtées pour défrichement dans la forêt classée du Hein
Benin Web TV 2.0 est disponibleRejoindre Maintenant