Nigeria : Dangote sécurise l’approvisionnement en gaz de sa raffinerie pour soutenir son expansion
La raffinerie Dangote a conclu de nouveaux accords gaziers avec des filiales de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC) visant à sécuriser l’approvisionnement en gaz naturel nécessaire à l’expansion de ses installations de raffinage, de production d’engrais et de ciment, une étape présentée comme essentielle pour assurer la continuité opérationnelle et la montée en cadence des activités industrielles.

SOMMAIRE
Les contrats, selon les communiqués officiels relayés par le groupe, couvrent des livraisons destinées tant à la cogénération et aux besoins thermiques des unités de raffinage qu’à l’approvisionnement en matière première pour la production d’engrais. Le gaz naturel joue, dans ces chaines de production, un double rôle : source énergétique pour les procédés industriels et matière première pour les synthèses chimiques utilisées dans la fabrication d’engrais azotés.
Cette sécurisation des flux gaziers s’inscrit dans une logique nationale plus large. Le Nigeria, par le biais de son Gas Master Plan 2026, vise à développer le secteur gazier domestique et à renforcer la disponibilité de ressources pour l’industrie locale. Le partenariat établi entre le secteur privé représenté par Dangote et des entités de la NNPC illustre une modalité de collaboration public‑privé destinée à consolider les infrastructures d’approvisionnement et à soutenir la transformation industrielle à l’échelle nationale.
Conséquences industrielles et répercussions sur le marché local
Pour la raffinerie, l’assurance d’un approvisionnement gazié à long terme a des effets opérationnels immédiats : elle permet d’optimiser la production de carburants raffinés en réduisant la vulnérabilité aux coupures d’énergie et en garantissant la disponibilité de gaz pour les unités de production connexes. La continuité des approvisionnements est également présentée par le groupe comme un facteur clé pour accroître les volumes fabriqués et stabiliser les cadences de production.
Sur le plan macroéconomique, la sécurisation des intrants énergétiques et chimiques peut participer à une meilleure maîtrise des coûts de production pour des secteurs stratégiques comme les engrais et le ciment. À terme, une production nationale accrue de ces biens industriels permettrait de réduire certaines dépendances aux importations, bien que les modalités précises de substitution et leurs effets sur les prix locaux restent soumises à l’évolution des marchés et à la mise en œuvre des infrastructures de transport et de distribution.
Les accords avec des filiales de la NNPC s’accompagnent, selon les parties prenantes, d’efforts pour renforcer la chaîne logistique gazière : développement de capacités de traitement, sécurisation des conduites et coordination des livraisons entre producteurs et sites industriels. Ces dimensions techniques et logistiques sont déterminantes pour transformer l’approvisionnement contractuel en volumes physiques effectivement livrés et consommés par les installations

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