Municipales en Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko tourne la page de Tiassalé
Ce jeudi 5 février 2026, Assalé Tiémoko, président de l’ADCI et maire de Tiassalé, a annoncé qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections municipales dans sa commune. L’annonce a été faite au Plateau, devant des représentants diplomatiques européens, lors d’une rencontre qui s’est tenue de 15h à 16h30.

« En 2018, j’avais pris l’engagement public, devant les habitants, de ne pas rester plus de dix ans à la tête de leur commune », a rappelé l’élu, précisant qu’il entendait respecter cette promesse, même si des élections anticipées venaient à écourter son second mandat.
Le maire justifie son retrait par un bilan qu’il juge positif. Selon lui, il a « sorti cette ville de l’oubli et de l’obscurité », redressé la situation financière de la mairie et élaboré un plan stratégique de développement sur 25 ans pour guider ses successeurs. Il affirme également avoir formé de nombreux cadres locaux, aujourd’hui conseillers municipaux ou adjoints au maire, capables de prendre la relève et qui bénéficieront de son soutien lors du prochain scrutin.
Toutefois, Assalé Tiémoko ne cache pas ses inquiétudes quant à la régularité des élections. « Ensemble, nous combattrons l’arsenal de fraudes électorales qui s’est installé à Tiassalé », a-t-il déclaré, faisant allusion aux législatives où il affirme avoir remporté avec un écart de 1 356 voix sans que ce résultat soit reconnu.
Malgré ce retrait de la vie municipale, l’élu ne quitte pas la politique. « Si je devais me représenter aux municipales, ce ne serait pas à Tiassalé, mais dans une autre commune », a-t-il indiqué, son mouvement politique restant à implanter et développer ailleurs. Il partage également son temps entre la politique et la gestion de L’Éléphant Déchaîné, son entreprise de presse qu’il projette de relancer. Assalé Tiémoko espère que de futures réformes électorales permettront de « redonner confiance à la majorité des Ivoiriens, qui ont perdu foi dans la crédibilité des scrutins ».
Cette décision intervient dans un contexte politique tendu en Côte d’Ivoire, où plusieurs opposants contestent la sincérité des résultats électoraux. Le président de l’ADCI n’exclut pas de nouveaux engagements politiques, mais désormais loin de Tiassalé.

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