Liberia : controverse après une vidéo montrant des hommes en tenue militaire
Une controverse agite actuellement le Liberia autour d’un groupement d’autodéfense d’origine peule identifié sous le nom de « National Fula Security of Liberia ». Les images récemment diffusées provoquent une vive inquiétude au sein de la classe politique et des forces de sécurité.

SOMMAIRE
Pour obtenir des éclaircissements, la Chambre des représentants a décidé de convoquer, ce lundi 23 février 2026, plusieurs responsables de l’appareil sécuritaire : le ministre de la Justice, le directeur de l’Agence nationale de sécurité et l’inspecteur général de la police seront entendus par les députés.
La convocation fait suite à la circulation d’une vidéo montrant des hommes vêtus d’uniformes militaires. Ce document, largement partagé sur les réseaux et parmi la population, suscite des interrogations quant à la nature de ce rassemblement et quant aux intentions affichées par ses protagonistes.
Les parlementaires redoutent notamment la formation d’une force organisée à caractère ethnique, susceptible de concurrencer l’autorité de l’État et de raviver des tensions communautaires. Ils attendent des explications sur l’origine du groupe, son encadrement et l’armement éventuel dont il disposerait.
Enjeux sécuritaires et réponses attendues
Au-delà du signal politique, cette affaire interroge la capacité des institutions à préserver le monopole de la force publique. Les autorités convoquées devront préciser si des enquêtes ont déjà été ouvertes, quelles mesures de contrôle seront mises en œuvre et si des poursuites sont envisagées en cas d’atteinte à la loi.
Le contexte rappelle la fragilité d’un pays qui, bien que sorti des conflits armés, reste sensible à l’apparition de groupes organisés se réclamant d’une communauté particulière. Des voix au Parlement exigent une réaction rapide pour éviter toute escalade et protéger les civils.
Des observateurs préconisent par ailleurs une démarche transparente : information des populations concernées, vérification des allégations portées par la vidéo et coordination entre les ministères concernés afin d’éviter une polarisation dangereuse entre communautés.

Commentaires