Le Repromed-Bénin lance Infocheck 2026 contre la désinformation
Journalistes, promoteurs de médias en ligne, blogueurs et créateurs de contenus numériques sont réunis à Cotonou pour INFOCHECK 2026, un atelier national consacré au fact-checking et à la lutte contre la désinformation. Organisée par le REPROMED-Bénin avec l’appui de l’ABCA, cette formation vise à renforcer les réflexes de vérification dans un contexte de prolifération des fausses informations.


Un atelier national de formation à la vérification de l’information et à la lutte contre la désinformation, baptisé INFOCHECK 2026, a réuni vendredi 12 juin des journalistes, des promoteurs de médias en ligne, des blogueurs et des créateurs de contenus numériques, pour deux jours de sessions. La rencontre est organisée par le Regroupement des professionnels et promoteurs des médias digitaux du Bénin (REPROMED-Bénin), avec l’appui technique et financier de l’Association des blogueurs pour une citoyenneté active (ABCA).
À l’ouverture, le président du REPROMED-Bénin, Lorys Hounon, a mis en avant la responsabilité des acteurs des médias et du numérique face à la prolifération des fausses informations, estimant qu’ils devaient garantir aux citoyens « une information fiable, vérifiée et utile à la prise de décision ». Il a soutenu que la lutte contre la désinformation supposait une mobilisation associant médias, autorités, organisations professionnelles et acteurs de la sécurité numérique. Au nom de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), Yves Patrick Loko a salué une initiative qui, selon lui, « vient à point nommé ».
La première journée a été consacrée à deux communications. Servan Ahougnon, responsable de la lutte contre la désinformation au Centre national d’investigations numériques (CNIN), est intervenu sur les enjeux de la désinformation au Bénin. Il a présenté la méthode CRAAP, grille d’évaluation de la fiabilité d’une source fondée sur cinq critères, ainsi que des outils de vérification comme la recherche inversée d’images, et a évoqué le cadre fixé par le Code du numérique.
La seconde session, animée par Josaphat Finogbé, journaliste d’investigation et formateur en fact-checking à Code for Africa, a porté sur les fondamentaux de la vérification des faits et sur la méthode SIFT, axée sur le recul critique, l’identification des sources crédibles et le recoupement des informations avec leur contexte d’origine. L’atelier se poursuit jusqu’au 13 juin.


Commentaires