Le Mali s’engage à produire des explosifs civils selon AES
Le gouvernement malien a annoncé, lors d’un Conseil des ministres, la prise de participation majoritaire de l’État dans une entreprise locale de fabrication d’explosifs civils : l’État détient désormais 51 % du capital de la Société Industrielle du Centre du Mali FARATCHI-CO-SA, créée en partenariat avec la société chinoise Auxin à la suite d’un pacte d’actionnaires signé en novembre 2024. Selon le communiqué officiel, cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre des réformes du secteur minier initiées après l’adoption du nouveau Code minier.

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La décision gouvernementale vise — selon la note d’information publiée à l’issue du Conseil des ministres — à renforcer la gestion des explosifs destinés à un usage civil, à développer une filière industrielle nationale et à améliorer les dispositifs de surveillance et de sécurité liés à leur utilisation, en particulier dans les activités minières. Le texte ministériel précise que l’initiative intervient dans un contexte où la réglementation minière a été révisée.
Les explosifs civils concernés sont principalement employés dans l’exploitation aurifère industrielle, l’activité des carrières et certains travaux de génie civil. Le communiqué rappelle par ailleurs que le Mali, l’un des principaux producteurs d’or en Afrique, s’appuyait jusque-là sur des importations pour s’approvisionner en ces produits sensibles.
Un investissement public pour structurer une production locale
La prise de participation majoritaire de l’État dans FARATCHI-CO-SA formalise un transfert partiel de contrôle vers le secteur public. Le montage capitalistique, qui confère 51 % des parts à l’État malien, est le fruit d’un accord conclu en fin d’année 2024 entre les partenaires maliens et la société chinoise Auxin, selon les informations rendues publiques. Le pacte d’actionnaires signé en novembre 2024 a servi de base juridique à cette opération.
La société nouvellement structurée est conçue pour produire des explosifs civils destinés aux usages légitimes du secteur minier et des travaux publics, précise la note gouvernementale. Les autorités évoquent la nécessité d’un cadre industriel local pour mieux contrôler la chaîne d’approvisionnement et les conditions de stockage, de transport et d’emploi de ces matières dangereuses.
Le communiqué du Conseil des ministres met l’accent sur des objectifs d’ordre technique et sécuritaire : encadrement des pratiques, renforcement des mécanismes de suivi et amélioration des procédures d’homologation et de traçabilité des produits. Aucune donnée financière détaillée relative aux modalités d’acquisition des parts ni sur les capacités de production envisagées n’a été fournie dans le communiqué public.
La création de FARATCHI-CO-SA est présentée comme un élément du dispositif plus large de réforme du secteur des mines, introduit par le nouveau Code minier. Le texte ministériel réaffirme le rôle des explosifs civils dans l’exploitation aurifère industrielle, les carrières et certains travaux de génie civil, et rappelle la dépendance historique du Mali aux importations pour l’approvisionnement en ces produits sensibles

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