Le Hezbollah se dit ciblé en cas d’attaque contre l’Iran

Le chef adjoint du Hezbollah a déclaré lundi que toute frappe américaine visant l’Iran serait considérée par le mouvement libanais comme une attaque directe contre lui-même, avertissant que cela « embraserait la région » et réaffirmant la détermination du groupe à se défendre. L’intervention survient dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, et met en lumière la capacité du Hezbollah à jouer un rôle actif dans toute escalade régionale.

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Naïm Qassem, numéro deux de la formation chiite basée au Liban et soutenue par l’Iran, a tenu ces propos lors d’un discours public retransmis lundi. Il a souligné que le Hezbollah se sentait visé par « toute éventuelle attaque » dirigée contre la République islamique et a insisté sur le droit du groupe à la défense. Ses déclarations reflètent la ligne officielle du mouvement, qui se présente comme un acteur régional étroitement lié à Téhéran.

Qassem a ajouté que le parti islamiste déciderait « en temps voulu » des modalités de sa réaction, tout en affirmant que le Hezbollah n’est pas neutre dans le conflit entre l’Iran et d’éventuels agresseurs. « Nous sommes visés par toute éventuelle attaque et sommes déterminés à nous défendre », a-t-il dit, répétant la position du mouvement sur la solidarité stratégique avec l’Iran.

Contexte et antécédents

Le Hezbollah, apparu à la fin des années 1980 au Liban, combine une dimension politique locale à une force armée structurée. Soutenu politiquement et matériellement par l’Iran, il dispose d’un arsenal et d’une organisation militaire qui lui ont permis d’occuper une place importante dans les équilibres régionaux. Le groupe a été impliqué dans plusieurs conflits, notamment la guerre de 2006 avec Israël, et a déployé des combattants en Syrie aux côtés du régime de Bachar al-Assad depuis le début du conflit syrien en 2011-2012.

Sur le plan international, le Hezbollah est considéré par les États-Unis et Israël comme une organisation terroriste. Il est également un acteur politique majeur au Liban, siégeant au Parlement et influençant la vie publique par des réseaux sociaux et des services sociaux. Cette double nature — parti politique et structure armée — explique en partie les inquiétudes internationales quant à la possibilité d’une extension d’un conflit ciblant l’Iran vers d’autres fronts au Moyen-Orient.

La mise en garde formulée par Naïm Qassem intervient alors que les relations entre Washington et Téhéran ont connu des périodes de fortes tensions, marquées par des incidents militaires, des sanctions économiques et des affrontements indirects via des groupes alliés. Les déclarations du numéro deux du Hezbollah réaffirment publiquement la proximité stratégique entre le mouvement libanais et la République islamique d’Iran.

En insistant sur le fait que le groupe « choisira en temps voulu comment agir » et en rejetant toute posture de neutralité, Qassem a précisé la posture opérationnelle du mouvement en cas d’attaque contre l’Iran

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