Le clan de Marvin Senaya clarifie sa situation avec les sélections de football du Togo et du Ghana
Marvin Senaya, courtisé par le Togo et le Ghana, serait sur le point de rejoindre les Black Stars, à moins d’un retournement de situation. Son père, Senaya Yao Mawuto, a pris la parole ce week-end pour clarifier la position de sa famille et exprimer sans détour ses réserves.

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Le contact avec la sélection togolaise remonte à plusieurs saisons, mais à l’époque l’essentiel pour le joueur était de s’affirmer au niveau de son club avant d’envisager une aventure internationale. Depuis, la donne a changé : d’autres sélections se sont manifestées et le Ghana, dont Marvin possède la nationalité, a présenté une proposition jugée plus structurée et bénéfique pour sa carrière.
Sur Sport FM, le père a expliqué qu’il avait reçu une offre ghanéenne construite autour d’un véritable projet de carrière, avec des garanties concrètes — notamment des dispositifs pensés pour protéger le joueur en cas de pépins physiques — des éléments qui ont pesé dans la prise de décision.
Des reproches à l’encontre de la fédération togolaise
Au-delà du choix sportif, Senaya Yao Mawuto fustige la manière dont le dossier a été traité côté togolais. Il pointe un déficit évident de communication et des méthodes qu’il juge peu professionnelles. Selon lui, personne de la fédération n’a pris contact avec lui depuis l’arrivée du nouvel entraîneur pour conduire les échanges de manière formelle.
Le père dément également l’existence d’un quelconque accord donné par son fils. Il relate que Marvin a eu des échanges directs avec le team manager du Togo, mais précise qu’il n’a jamais pris d’engagement sans consulter sa famille. Considérant que l’union familiale prime, il estime inacceptable d’annoncer l’intégration d’un joueur sans son aval et qualifie ces pratiques « d’amateurisme ».
Plus largement, il élargit la critique à la politique de développement du football togolais. Pour lui, il ne suffit pas d’attendre que des talents soient déjà formés ailleurs : il faut investir dès le jeune âge et structurer la formation pour éviter de se contenter de profiter du travail des autres.
Sa prise de position s’appuie aussi sur son vécu personnel en sélection. Il confie avoir été abandonné après une blessure, sans soutien ni assurance pris en charge par la fédération. Il raconte avoir assumé lui-même ses frais et continué à souffrir longtemps après, déplorant que d’anciens internationaux soient parfois oubliés malgré leurs services rendus au pays.



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