Japon : Sanae Takaichi accuse Pékin de vouloir modifier le statu quo par la force ou la coercition
Vendredi 20 février 2026, devant les députés réunis à Tokyo, la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a mis en garde contre ce qu’elle décrit comme une montée en puissance des actions chinoises visant à bouleverser l’état des choses dans les zones maritimes disputées. Sa déclaration, prononcée lors d’un discours au Parlement, a souligné l’inquiétude de Tokyo face à des comportements qu’elle considère comme coercitifs en mer.

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La cheffe du gouvernement a pointé du doigt Pékin, accusant la Chine d’intensifier des tentatives unilatérales pour modifier la situation existante par la force ou sous la contrainte, notamment en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale, et d’accroître ses activités militaires dans les zones proches du Japon. Ces propos visent à alerter sur ce que Tokyo perçoit comme une pression croissante sur les routes et les espaces maritimes stratégiques de la région.
En même temps, Sanae Takaichi a pris soin de préciser que, malgré ces reproches, son gouvernement cherche à maintenir des rapports stables et constructifs avec la Chine. Elle a présenté cette démarche comme une ligne politique cohérente de Tokyo : se tenir ferme sur la défense des intérêts nationaux tout en privilégiant le dialogue et la coopération lorsque cela est possible.
Ce discours intervient dans un contexte politique récent marqué par la consolidation du pouvoir de Mme Takaichi : élue à la tête du gouvernement à l’automne 2025, elle a depuis engagé une série d’orientations visant à renforcer la posture sécuritaire du Japon et à redéfinir certaines priorités stratégiques. Son intervention de vendredi s’inscrit aussi dans la lignée des annonces faites depuis son arrivée au pouvoir.
Enjeux stratégiques et réactions attendues
Au-delà des mots, la leader japonaise a esquissé une série d’axes destinés à répondre à ce que Tokyo considère comme une menace : réviser les doctrines de défense, assouplir certaines restrictions sur les exportations d’armements et renforcer les chaînes d’approvisionnement jugées vitales pour la sécurité nationale. Ces mesures montrent la volonté du gouvernement de traduire ses inquiétudes diplomatiques en actions concrètes.
La déclaration de Mme Takaichi pourrait entraîner un accroissement des tensions diplomatiques entre Tokyo et Pékin, déjà fragilisées par des différends territoriaux et par des désaccords sur la sécurité régionale. Des réactions officielles de Pékin sont attendues et la façon dont d’autres acteurs régionaux, ainsi que les alliés du Japon, répondront à ces annonces influera sur l’évolution des équilibres en mer de Chine orientale et méridionale.

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