Iran : plus de 50 000 personnes arrêtées par les autorités, selon une ONG
Une ONG a chiffré à plus de 50 000 le nombre d’arrestations effectuées en Iran, selon un communiqué publié mardi 3 février. L’organisation ajoute que les opérations de maintien de l’ordre se poursuivent dans plusieurs régions du pays.

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Le mouvement de contestation, né à la fin décembre, a culminé les 8 et 9 janvier avant d’être durement réprimé au début du mois suivant. Les forces de sécurité iraniennes ont répondu par des interventions violentes qui ont entraîné un lourd bilan humain.
Les autorités de la République islamique reconnaissent que des milliers de personnes ont perdu la vie durant ces événements. Elles soutiennent néanmoins que la plupart des victimes étaient des membres des forces de l’ordre ou des civils tués lors d’attaques imputées à des «terroristes», que Téhéran accuse d’agir pour le compte d’intérêts étrangers, notamment des États-Unis et d’Israël.
Bilans et versions contradictoires
Les chiffres avancés par l’ONG contrastent avec la narration officielle qui cherche à attribuer la responsabilité des violences à des groupes extérieurs. Cette divergence alimente les incertitudes sur l’ampleur réelle des arrestations et des pertes humaines, alors que l’accès indépendant à l’information reste limité sur le terrain.
Des témoins et des organisations de défense des droits dénoncent pour leur part une répression systématique visant à étouffer la contestation. Pendant ce temps, le pouvoir insiste sur la nécessité de rétablir l’ordre et de combattre ce qu’il qualifie d’«ingérences» étrangères, illustrant la profonde polarisation sur les causes et la gestion de la crise.

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