Ibrahim Traoré a consolidé son pouvoir au Burkina Faso
Trois ans après son coup d’État de septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a resserré son emprise sur l’État burkinabè en s’appuyant sur un réseau d’hommes de confiance, le contrôle des ressources stratégiques et une machine de communication mêlant propagande d’État et campagnes numériques virales. La manœuvre combine purges au sein des forces armées, nationalisations économiques et exaltation de l’image du chef sur les réseaux sociaux, créant un équilibre du pouvoir fondé sur la loyauté personnelle et la maîtrise des instruments de l’autorité. ([muckrack.com](https://muckrack.com/matteo-maillard/articles?utm_source=openai))

SOMMAIRE
Depuis sa prise du pouvoir, Traoré affirme avoir déjoué plusieurs complots et a multiplié les opérations policières et militaires contre des officiers et des civils accusés de comploter. Des rassemblements de masse organisés par la junte ont parallèlement servi à légitimer le régime face à l’opinion publique, tandis que des arrestations ciblées ont contribué à affaiblir des rivaux potentiels au sein de l’armée. ([apnews.com](https://apnews.com/article/9c2b167d2516c1fcbe5a3acd558bcc9f?utm_source=openai))
Sur le plan économique, la stratégie vise à réduire la dépendance aux acteurs étrangers et à capter des revenus cruciaux, notamment dans le secteur aurifère. Des décisions de souveraineté économique — nationalisations, interdiction des exportations d’or brut et création d’infrastructures de raffinage — sont présentées par le pouvoir comme des leviers de financement et d’indépendance, mais elles ont aussi servi à concentrer les bénéfices autour d’un cercle restreint. ([muckrack.com](https://muckrack.com/matteo-maillard/articles?utm_source=openai))
Les leviers du pouvoir : sécurité, économie et communication
La sécurité intérieure demeure l’un des principaux instruments de consolidation. Des unités spéciales proches de la présidence et des milices alliées sont utilisées pour projeter l’autorité sur des territoires contestés et pour intimider les opposants. Des sources locales rapportent des détentions administratives et un climat de crainte parmi les cadres militaires et civils qui pourraient menacer la stabilité du régime. ([theafricareport.com](https://www.theafricareport.com/343690/burkina-fasos-ibrahim-traore-saviour-or-dictator/?utm_source=openai))
Parallèlement, le discours officiel s’appuie sur une rhétorique anti-occidentale et sur des alliances diplomatiques réorientées vers Moscou et d’autres partenaires hors du consensus occidental. Cette diplomatie de substitution sert à renforcer la légitimation externe du pouvoir et à sécuriser des soutiens matériels et politiques essentiels pour faire face à la crise sécuritaire. ([apnews.com](https://apnews.com/article/9c2b167d2516c1fcbe5a3acd558bcc9f?utm_source=openai))
La communication publique et numérique joue un rôle central : des contenus viralement amplifiés — images retouchées, musiques et montages glorifiant le chef — contribuent à façonner une image de « leader providentiel » chez une partie de l’opinion, tandis que les voix dissidentes font l’objet d’attaques en ligne et de mesures de censure. Des enquêtes journalistiques mettent en lumière l’utilisation d’outils numériques et d’influence pour transformer un soutien populaire réel ou fabriqué en force politique mobilisable. ([theafricareport.com](https://www.theafricareport.com/383198/ibrahim-traore-inside-the-digital-cult-glorifying-burkina-fasos-military-leader/?utm_source=openai))
Les observateurs notent enfin que la concentration des pouvoirs autour d’un petit cercle familial et de proches collaborateurs — nominations, contrats économiques et accès privilégié aux revenus de l’État — alimente un système où la loyauté personnelle prime sur les institutions. Des familles de détenus et des proches des officiers arrêtés n’ont parfois toujours pas obtenu d’information sur le sort de leurs proches, et parmi les dernières arrestations figurent

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