Guillaume Pley accusé de racisme et sexisme par ses collaborateurs dans une enquête des Inrocks
Guillaume Pley, bien connu pour être à la tête du média Legend, est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours. Le média, qui accueille aussi bien des personnalités publiques comme Nicolas Sarkozy que des invités atypiques, vient d’être valorisé à hauteur de 70 millions d’euros. Cependant, cette réussite financière est éclipsée par des accusations sérieuses concernant les conditions de travail au sein de l’entreprise ainsi que des comportements inappropriés de son dirigeant envers de jeunes femmes. Ces révélations ont choqué le milieu médiatique et jeté une lumière inquiétante sur les coulisses d’une société en pleine expansion.
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Fondé il y a plusieurs années, Legend est devenu un espace médiatique prisé, mêlant actualités, interviews et débats. Guillaume Pley, animateur et chef d’entreprise, y a su imposer son style et son influence. Malgré une croissance rapide et une valorisation impressionnante, des anciens employés et collaborateurs ont commencé à dénoncer un environnement professionnel largement toxique. Les témoignages recueillis par plusieurs enquêtes dénoncent une pression constante, des rythmes de travail excessifs et une culture d’entreprise marquée par des propos racistes et sexistes, apparemment banalisés sur plusieurs années.
Ces dénonciations ont pris un nouvel élan après la diffusion d’une enquête par Les Inrockuptibles, qui fait état de témoignages accablants de salariés, stagiaires et alternants. Beaucoup expliquent avoir été soumis à un harcèlement moral permanent, dans un climat de peur entretenu par l’emprise de Guillaume Pley dans le secteur. Par peur de représailles, plusieurs d’entre eux ont préféré garder l’anonymat pour partager leur expérience du quotidien au sein du média.
Un traitement inadmissible et des comportements problématiques
Au-delà des conditions de travail, certaines accusations mettent en lumière des faits particulièrement graves concernant les relations de Guillaume Pley avec de jeunes filles. Durant l’époque où il animait l’émission Guillaume radio 2.0, Pley entretenait des liens étroits avec des jeunes admiratrices. L’une d’elles, identifiée seulement sous le nom de Louise par la presse, a déclaré avoir eu une relation suivie avec lui entre ses 15 et 17 ans. Selon ses propos, les échanges ont commencé alors qu’elle avait seulement 14 ans, information que Pley connaissait parfaitement. Louise explique également avoir rencontré l’animateur une cinquantaine de fois dans cette période.
Les témoignages de Louise révèlent que Guillaume Pley usait de son statut pour abuser de sa position face à des mineures. Elle se souvient notamment d’avoir été sous-estimée, déclarant : “Il m’a clairement prise pour une conne, mais j’étais très jeune et je ne m’en suis pas tout de suite rendu compte”. Ces révélations posent des questions juridiques majeures, surtout dans un contexte où la protection des mineurs est primordiale. D’autres personnes pourraient être amenées à témoigner, au fur et à mesure que l’affaire prend de l’ampleur.
En parallèle, une enquête diffusée par un Youtubeur toulousain avait mis en lumière certains abus et dysfonctionnements chez Legend, avant d’être rapidement retirée de la plateforme, renforçant les inquiétudes quant à la gestion interne du média. Les éléments dévoilés mettent en avant un management autoritaire et des pratiques reprochées depuis longtemps, souvent tues par crainte des représailles face au poids médiatique de Guillaume Pley.


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