Ouganda : le Parlement approuve l’envoi de troupes au sein de la force internationale à Gaza

Le Parlement ougandais a adopté jeudi 6 août une motion autorisant la participation de l’armée nationale à la future Force internationale de stabilisation de Gaza. Kampala affirme avoir été sollicité par les États-Unis, mais ni le nombre de soldats ni le calendrier de déploiement n’ont encore été précisés.

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Smoke rises following Israeli missile strikes on Gaza City, Thursday, May 13, 2021. The four-day burst of violence has pushed Israel into uncharted territory — dealing with the most intense fighting it has ever had with Hamas while simultaneously coping with the worst Jewish-Arab violence inside Israel in decades. (AP Photo/Khalil Hamra)
Smoke rises following Israeli missile strikes on Gaza City, Thursday, May 13, 2021. The four-day burst of violence has pushed Israel into uncharted territory — dealing with the most intense fighting it has ever had with Hamas while simultaneously coping with the worst Jewish-Arab violence inside Israel in decades. (AP Photo/Khalil Hamra)
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SOMMAIRE

La proposition a été présentée à la dernière minute par le ministre ougandais de la Défense, Kiryowa Kiwanuka, avant d’être adoptée au terme de la session parlementaire. Elle s’inscrit dans le cadre de l’accord de désarmement du Hamas conclu fin juillet, qui prévoit la mise en place d’un dispositif international pour accompagner l’après-guerre dans la bande de Gaza.

Selon le ministre, les États-Unis ont officiellement demandé à l’Ouganda de rejoindre cette Force internationale de stabilisation (IFS). Des réunions préparatoires auraient déjà eu lieu à Kampala entre le commandement de l’armée ougandaise, des responsables américains et des représentants de l’IFS.

La force envisagée doit être déployée dans le cadre d’une initiative portée par le Conseil de paix, un organe présenté comme ayant été créé par Donald Trump et chargé de préparer la gouvernance et la reconstruction de Gaza après le conflit. Le Maroc, le Kosovo, l’Albanie et le Kazakhstan figureraient déjà parmi les pays appelés à y participer.

Kampala évoque une mission limitée au cessez-le-feu et à la protection des civils

La contribution ougandaise aurait pour objectifs de soutenir le cessez-le-feu, de protéger les civils regroupés dans une future « zone humanitaire » et de faciliter le désarmement du Hamas, a expliqué Kiryowa Kiwanuka devant les députés.

Le ministre n’a toutefois fourni aucune indication sur la taille du contingent, ses règles d’engagement ou la durée de la mission. Ces éléments devront être précisés avant toute opération sur le terrain.

Plusieurs parlementaires ont exprimé leur surprise face à la présentation tardive de la motion et interrogé le gouvernement sur les risques encourus par les militaires ougandais. Kiryowa Kiwanuka a assuré que les troupes seraient maintenues dans une position « politiquement neutre ».

Présent devant l’Assemblée, le major général Henry Masiko Ndarubweine a défendu la capacité de l’armée ougandaise à participer à ce type d’opération. Il a présenté cette éventuelle contribution comme le prolongement de l’expérience acquise par les forces ougandaises dans les missions internationales de maintien de la paix au cours des dernières décennies.

L’adoption de la motion constitue une autorisation politique de principe. Elle ne confirme pas encore le déploiement effectif de soldats ougandais à Gaza, dont les modalités opérationnelles et le calendrier restent inconnus.

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