Ghana : grève annoncée ce lundi, bras de fer sur les tarifs

Au Ghana, PROTOA menace de retirer ses véhicules dès ce lundi. Le GPRTU refuse la grève mais réclame 30 % de hausse, tandis que la NPA dénonce les augmentations appliquées unilatéralement.

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Un trotro dans la circulation à Accra, au Ghana
Trotro dans la circulation à Accra, au Ghana. Photo : JulianGrayscales / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
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Au Ghana, la Progressive Transport Owners Association (PROTOA) menace de retirer ses véhicules de la circulation à partir de ce lundi 21 septembre 2026 faute d’accord avec le gouvernement. La tension gagne aussi les tarifs, alors que d’autres transporteurs réclament une hausse de 30 %.

PROTOA attribue son mouvement à la hausse des coûts d’exploitation, notamment les pièces détachées, l’entretien des véhicules, les taxes et les charges liées aux importations. Son porte-parole, Samuel Adu-Yeboah, avait toutefois laissé la porte ouverte à des négociations avec le ministère des Transports avant l’échéance du 21 septembre.

Le front des transporteurs n’est pas uni. Le Ghana Private Road Transport Union (GPRTU) s’est désolidarisé de la grève et privilégie les discussions avec l’État. Le syndicat réclame en revanche une hausse de 30 % des tarifs, estimant que le carburant, les lubrifiants, l’assurance et les frais administratifs pèsent davantage sur les exploitants.

Le ministère des Transports, le GPRTU et le Ghana Road Transport Coordinating Council ont constitué une équipe commune chargée de revoir les différents postes de coûts avant toute décision. Les organisations ont demandé aux chauffeurs et propriétaires de véhicules de maintenir les tarifs actuellement approuvés jusqu’à l’issue des consultations.

Dans des propos diffusés par Joy News et publiés ce lundi, le directeur général de la NPA, Godwin Edudzi Tamakloe, affirme que la hausse générale des tarifs réclamée par le GPRTU a été mise en suspens après les discussions avec le gouvernement. Il dénonce toutefois quelques opérateurs qui appliquent déjà des augmentations jugées arbitraires. Depuis le 16 septembre, le prix plancher de l’essence est fixé à 16 cedis le litre et celui du diesel à 16,77 cedis, ce qui accentue la pression sur les coûts du transport.

PROTOA avait fixé le 21 septembre comme date de début de son retrait illimité des services si ses revendications restaient sans réponse. Dans un communiqué commun du 11 septembre, le GPRTU et le GRTCC indiquaient que les tarifs approuvés restaient en vigueur jusqu’à la communication de l’issue des consultations avec le ministère.

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