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Gérald Darmanin présente ses excuses à la famille de Lyhanna en direct au JT de TF1

Ce vendredi soir, le journal télévisé de 20 heures sur TF1 a été marqué par une déclaration exceptionnelle du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui, visiblement ému, a présenté ses excuses publiques à la famille de Lyhanna ainsi qu’à l’ensemble des Français. Cette intervention intervient après la confirmation officielle de la mort de la fillette, dont le corps a été retrouvé dans le Gers. Le garde des Sceaux a reconnu de graves dysfonctionnements dans la prise en charge judiciaire du dossier, un aveu rare qui souligne la gravité de ce drame et les lacunes institutionnelles mises en lumière.

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Mort de Lyhanna : en direct au JT de TF1, Gérald Darmanin surprend Anne-Claire Coudray et présente ses excuses à la famille
TF1
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Lors de son entretien avec Anne-Claire Coudray, Gérald Darmanin a d’abord rappelé que le rôle de l’institution judiciaire est de protéger les citoyens, particulièrement les plus vulnérables comme les enfants. Il a ensuite admis que l’institution n’a pas réussi à assurer cette protection dans le cas de Lyhanna. « Aujourd’hui, l’institution judiciaire n’a pas su protéger cette petite fille », a-t-il déclaré, avant d’annoncer vouloir tirer toutes les conséquences de cette défaillance et de présenter ses excuses au nom de la Justice. Cette prise de parole traduit une reconnaissance officielle des manquements qui ont précédé ce drame, suscitant une émotion palpable à la télévision nationale.

Le ministre a par ailleurs mis en lumière des dysfonctionnements multiples, précisant que ces défaillances ne relèvent pas d’un seul service. « Oui, il y a eu des défaillances dans l’organisation du service public de la justice », a-t-il affirmé clairement, avant d’ajouter que ces erreurs ont également pu intervenir au sein des forces de l’ordre et d’autres services publics sans vouloir pointer un responsable unique. Il a ainsi reconnu une faillite collective dans la gestion du suivi des nombreuses plaintes déposées dans cette affaire, notamment une plainte datée d’août 2025 contre Jordan Barella, principal suspect de l’enlèvement et du meurtre de la fillette, plainte qui aurait pu, selon lui, permettre de prendre des mesures préventives.

Prise de mesures et enquêtes en cours

Dans la foulée de cette reconnaissance publique, Gérald Darmanin a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative approfondie, pilotée conjointement par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et les inspections compétentes, afin d’élucider comment Jordan Barella est resté libre malgré les multiples signalements et plaintes enregistrés à son encontre. Le ministre s’est engagé à ce que cette enquête, dont les conclusions viseront à améliorer le fonctionnement de la justice, soit rendue publique sous quinze jours. Cette démarche vise à faire toute la lumière sur l’organisation et le suivi des plaintes relatives à cette affaire.

Le ministre de la Justice a également rappelé les directives prioritaires qu’il a données depuis sa prise de fonction place Vendôme, notamment l’exigence de traiter en priorité absolue les plaintes concernant les femmes et les enfants. Il a souligné que ces consignes ciblant la lutte contre les violences sexuelles sur mineurs ont été réitérées à plusieurs reprises depuis janvier 2025. Toutefois, il a critiqué le fait que ces instructions ne semblent pas avoir été pleinement appliquées dans le dossier du Gers, où les gendarmes n’ont pas accordé la priorité attendue à la plainte impliquant le principal suspect.

L’intervention du ministre intervient au lendemain de l’autopsie qui a formellement confirmé l’identité du corps retrouvé jeudi dans une zone agricole du Gers : il s’agit bien de Lyhanna, disparue depuis le 29 mai à Fleurance. L’enquête s’est rapidement focalisée sur Jordan Barella, déjà visé par plusieurs plaintes pour des faits à caractère sexuel. Placé en détention provisoire, il reste au centre des investigations menées par les autorités pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Cette affaire a déclenché un débat national sur les failles du système judiciaire et la protection des mineurs en France.

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