Gabon : enseignants votent à l’unanimité la reconduction de la grève
À Libreville, malgré la signature d’un accord intervenu en milieu de semaine entre les représentants des enseignants et le gouvernement, le mouvement de grève des professeurs, en cours depuis plus d’un mois, a été reconduit ce samedi 31 janvier. Les organisations enseignantes jugent que les engagements pris ne répondent pas à l’ensemble de leurs revendications et estiment que les autorités peuvent aller plus loin.

SOMMAIRE
Le conflit social oppose depuis plusieurs semaines le corps enseignant gabonais aux autorités sur des points que les syndicats considèrent comme essentiels. Un texte d’accord a été paraphé lors de négociations tenues au cours de la semaine, mais cette démarche n’a pas suffi à convaincre la base enseignante, qui a décidé de prolonger la suspension des cours à compter du samedi 31 janvier.
Les enseignants ont justifié la reconduction de la grève par l’insuffisance des réponses apportées à leurs demandes. Selon les communiqués transmis par les représentants du mouvement, certains aspects des revendications restent non traités ou partiellement satisfaits. Le maintien du mouvement intervient alors que les écoles avaient déjà été perturbées pendant plus d’un mois
Situation et déroulement du mouvement
La signature de l’accord en milieu de semaine visait à désamorcer un conflit qui affecte la rentrée scolaire et l’organisation des établissements. Les détails précis du contenu de l’accord n’ont pas été rendus publics dans leur intégralité au moment de la reconduction de la grève. Les enseignants ont néanmoins estimé que les concessions obtenues jusque-là n’allaient pas assez loin pour lever leur appel à la mobilisation.
La reconduction décidée samedi 31 janvier se traduit par la poursuite de l’arrêt des cours dans plusieurs établissements et par la persistance d’un climat d’incertitude pour les élèves et les familles. Le mouvement, débuté il y a plus d’un mois, a entraîné des perturbations répétées du calendrier scolaire et des modalités d’enseignement, sans qu’une date de reprise générale des activités n’ait été annoncée par les parties impliquées.
Sur le plan institutionnel, les négociations engagées entre les représentants du personnel enseignant et les services de l’État avaient conduit à un acte formel de dialogue au milieu de la semaine. Malgré cette étape, les autorités et les syndicats ne sont pas parvenus à un accord susceptible de mettre fin au mouvement selon la position exprimée par les enseignants, qui ont maintenu leur décision de reconduire la grève samedi 31 janvier.
Une photographie de la zone administrative de Libreville, datée du 7 septembre 2023 et diffusée par RFI, illustre le contexte urbain de la capitale gabonaise où se déroulent ces tensions entre le gouvernement et le secteur éducatif

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