Éthiopie : des frappes de drones dans le Tigré alimentent les craintes d’une reprise des combats
Des affrontements entre l’armée fédérale éthiopienne et des forces tigréennes ont repris depuis quelques jours dans le nord du pays, ravivant la crainte d’une reprise des hostilités dans la région du Tigré, déjà ravagée par un conflit qui s’était officiellement achevé en 2022 et qui a fait, selon des chiffres évoqués à l’époque, plus de 600 000 morts.

SOMMAIRE
Les échanges de tirs et mouvements de troupes sont signalés dans plusieurs zones de la région, sans que des bilans précis n’aient été diffusés pour l’instant. La reprise des combats intervient après une période de relative accalmie depuis la signature de l’accord de 2022, et alimente des inquiétudes tant pour les populations locales que pour les organisations humanitaires présentes sur place.
Une photographie récente, attribuée à la région et montrant la ville de Mekele depuis le côté universitaire, illustre la tension palpable dans la capitale régionale. Les autorités locales et les acteurs militaires n’ont pas encore publié de communiqué global faisant état de l’évolution de la situation ni d’un bilan des incidents en cours.
Acteurs, zones touchées et risques humanitaires
Les protagonistes identifiés dans ces nouvelles escarmouches sont, d’un côté, l’armée fédérale éthiopienne et, de l’autre, des éléments qualifiés de forces tigréennes. Les affrontements se déroulent dans plusieurs secteurs, sans précision géographique exhaustive dans les déclarations disponibles au public. Les informations provenant de la zone restent fragmentaires et difficilement vérifiables en temps réel.
Depuis la fin du conflit majeur en 2022, le Tigré demeure une région marquée par des tensions latentes, un déplacement important de populations et des besoins humanitaires élevés. La reprise des hostilités compromet l’accès des organisations d’aide, déjà confrontées à des obstacles logistiques et sécuritaires lors des mois précédents, et accroît les risques pour les civils pris entre les lignes.
Les acteurs humanitaires avaient auparavant alerté sur la fragilité des conditions sanitaires et alimentaires dans plusieurs districts du Tigré. Toute intensification des combats pourrait aggraver une situation où la reconstruction des services de base et la distribution d’aide restent inachevées.
Les sources locales décrivent des mouvements de population et des perturbations des services publics dans les zones où les affrontements sont signalés. À ce stade, aucune estimation chiffrée récente des victimes ou des déplacés liée à ces nouveaux incidents n’a été confirmée par des autorités indépendantes

Commentaires